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Etre médium, causes, conséquences et responsabilité

Divers |

Pourquoi sommes-nous médiums ?

La première chose qu’il faut bien comprendre, c’est que la médiumnité n’est point un privilège, un don accordé à des hommes et des femmes supposés supérieurs en tous points, en moralité comme en intelligence. Cette faculté existe en chacun d’entre nous et ne demande qu’à se développer pour notre progression spirituelle, surtout si l’on comprend qu’elle peut nous permettre d’apporter de l’aide à notre prochain.

Le Livre des Médiums d’Allan Kardec :
« Q. 226.2 : Il a toujours été dit que la médiumnité est un don de Dieu, une grâce, une faveur ; pourquoi donc n’est-elle pas le privilège des hommes de bien, et pourquoi voit-on des gens indignes qui en sont doués au plus haut degré et qui en mésusent ?
R : Toutes les facultés sont des faveurs dont on doit rendre grâce à Dieu, puisqu’il y a des hommes qui en sont privés. Vous pourriez aussi demander pourquoi Dieu accorde une bonne vue à des malfaiteurs, de l’adresse aux filous, l’éloquence à ceux qui s’en servent pour dire de mauvaises choses. Il en est de même de la médiumnité ; des gens indignes en sont doués, parce qu’ils en ont plus besoin que les autres pour s’améliorer ; pensez-vous que Dieu refuse les moyens de salut aux coupables ? Il les multiplie sous leurs pas ; il les leur met dans les mains, c’est à eux d’en profiter. »
Cette faculté peut apparaître dès l’enfance ou à l’âge adulte, être la conséquence d’un travail déjà commencé dans une vie antérieure, se manifester après un choc émotionnel, un deuil ou une maladie, mais dans tous les cas il s’agit d’une merveilleuse opportunité de travail qui nous est offerte pour aider les incarnés comme les désincarnés.

Dans l’Invisible de Léon Denis :
« Il existe en chaque être humain des rudiments de médiumnité, des facultés en germe qui peuvent se développer par l’exercice. Pour le plus grand nombre, un long et persévérant travail est nécessaire. Chez certains, ces facultés apparaissent dès l’enfance et atteignent sans efforts, avec les années, un haut degré de perfection. Dans ce cas, elles sont le résultat des acquis antérieurs, le fruit des travaux accomplis sur la terre ou dans l’espace, fruit que nous apportons en renaissant.
Parmi les sensitifs, beaucoup ont l’intuition d’un monde supérieur, extraterrestre, où existent, comme en réserve, des pouvoirs qu’il leur est possible d’acquérir par une communion intime, par des aspirations élevées, pour les manifester ensuite sous des formes diverses, appropriées à leur nature : divination, enseignements, action curative, etc.
C’est prise dans ce sens que la médiumnité devient une faculté précieuse, par laquelle de grands secours peuvent être répandus, de grandes œuvres réalisées. »
Dans le monde matériel, la médiumnité, en développant tout d’abord notre sensibilité, nous rend plus aptes à ressentir et comprendre la détresse des personnes qui nous entourent, nous rend plus compatissants et développe notre bienveillance pour tous. Toutefois, cette sensibilité présente quelques inconvénients : en effet, plus la médiumnité se développe, plus il est difficile de supporter ce qui nous paraît être en-dehors des lois divines. La violence sous toutes ses formes, les incivilités, le manque de respect, la vulgarité sont vécus comme autant d’agressions, nous touchant profondément, et les images transmises par notre téléviseur sont devenues pour certains d’entre nous bien difficiles à regarder en raison de notre hypersensibilité.
Dans nos rapports avec le monde invisible, la médiumnité permet un contact permanent avec notre environnement spirituel qui sera composé d’Esprits correspondant à nos pensées les plus intimes, à notre caractère, à nos qualités et nos défauts, à nos aspirations, à nos bonnes et mauvaises actions, à nos bonnes et mauvaises paroles.
C’est ainsi que nous pouvons bénéficier des précieux conseils de notre Guide, de nos Esprits familiers et protecteurs, par intuition ou clairaudience par exemple, mais pas seulement. En fonction de notre humeur, de nos pensées, les Esprits inférieurs peuvent nous influencer de façon négative, profitant de la brèche que nous leur offrons pour nous porter au mal. Ainsi, s’il existe chez nous des tendances à la médisance, à l’orgueil, à l’indifférence, à l’avarice, ces défauts ne feront que s’amplifier. En revanche, si notre but est d’aider notre prochain, de développer en nous la bienveillance, la charité, la patience, la résignation, la bonté sous toutes ses formes, alors les bons Esprits seront toujours à nos côtés pour nous encourager et faciliter nos bonnes actions.
Le médium doit donc s’attacher à maîtriser ses pensées et ses actes autant que possible, les orientant vers le bien pour son prochain tout en prenant soin de lui-même, du corps qui lui a été confié, en évitant toutes formes d’excès et d’imprudences, afin d’être entouré d’Esprits supérieurs qui le guideront avec dévouement sur le chemin de la vie. C’est donc dans le recueillement, le silence et la prière quotidienne que le médium trouvera la volonté, la force et la patience de développer ses facultés.

Message de mon guide :
« Ton envie me fait plaisir mais que ce chemin est difficile et parfois douloureux. Tu as cette vision de vouloir aider ton prochain qui te porte. Ne crains rien si la foi guide ton âme. Tu peux aider chaque jour ceux qui tendent une main hésitante, la charité est de tous les instants, la médiumnité n’est qu’un outil parmi d’autres pour aider son prochain. Ce bien précieux est en chaque être et il suffit de vouloir sincèrement et d’être à l’écoute car nombreux sont les Esprits qui cherchent leur salut. C’est dans l’humilité de ton cœur que tu trouveras les réponses qui te viendront au fur et à mesure de ton avancement. La lumière brillera chaque jour un peu plus. »
Il en aura besoin pour éviter les écueils lorsqu’il découvrira sa médiumnité, car nombreux sont les Esprits imparfaits qui, par vengeance, amusement ou ignorance, tentent l’élève médium en le poussant vers certains dangers pour les novices, tels que la divination (tarots, pendule, clairvoyance), voire la médiumnité guérissante rémunérée ou l’écriture automatique à domicile.

L’Evangile selon le Spiritisme d’Allan Kardec :
« La médiumnité est une chose sainte qui doit être pratiquée saintement, religieusement. S’il est un genre de médiumnité qui requière cette condition d’une manière encore plus absolue, c’est la médiumnité guérissante. Le médecin donne le fruit de ses études, qu’il a faites au prix de sacrifices souvent pénibles ; le magnétiseur donne son propre fluide, souvent même sa santé ; ils peuvent y mettre un prix ; le médium guérisseur transmet le fluide salutaire des bons Esprits : il n’a pas le droit de le vendre. »

Message de mon guide :
« Ton travail est assez fluide et t’apporte des détails sur les évènements qui te sont proches ou moins. Ne reprends pas ta vie passée. Tu comprends aujourd’hui que la voyance n’est pas solide et source de perturbations. »
C’est là qu’il ne faut pas hésiter à s’orienter vers un centre spirite pour obtenir les conseils avisés de notre guide et de médiums expérimentés, et c’est là surtout qu’il faudra se montrer déterminé à suivre ces conseils car, pendant un temps plus ou moins long, l’élève se sentira « tiraillé », d’une part par les conseils qui lui sont donnés en mettant en suspens ce qui l’attire irrésistiblement, en commençant par étudier la doctrine avant toute pratique et, d’autre part, les suggestions des Esprits inférieurs qui espèrent bien se servir de ce nouvel instrument si facilement influençable. Ainsi, un médium psychographe se sentira poussé à prendre son stylo pour écrire, écrire et écrire encore, à toute heure, sans parvenir à se soustraire à cette influence.

Conséquences et responsabilités

C’est donc en étudiant régulièrement et avec la sincérité du cœur cette belle doctrine spirite (par la lecture, par les cours dispensés au centre spirite) que le médium développera ses facultés progressivement pour les mettre au service des autres, soit en servant d’instrument aux Esprits qui pourront se communiquer par son intermédiaire (psychophonie, psychographie), soit en priant pour les désincarnés (ce qui est à la portée de tous, médiums ou non), soit en apportant la consolation, le réconfort et les éclaircissements nécessaires aux incarnés qui sont dans la souffrance, physique ou morale.

Les Messagers de Francisco Cândido Xavier :
« Nous avons besoin d’offrir, dans le monde, les instruments adéquats aux reconstructions spirituelles en préparant nos frères incarnés à une plus grande entente de l’Esprit du Christ. Cependant, pour y parvenir, nous avons besoin de fidèles collaborateurs qui soient prêts à travailler sans condition, compensation ou discussion mais qui s’intéressent à la sublimité du sacrifice et du renoncement, avec le Seigneur. »

Dans l’Invisible de Léon Denis :
« Rien de grand ne s’acquiert sans peine. Une lente et laborieuse initiation est imposée à ceux qui recherchent les biens supérieurs. Comme toutes choses, la formation et l’exercice de la médiumnité rencontrent des difficultés, déjà signalées bien des fois ; il nous paraît nécessaire d’y revenir et d’insister, afin de mettre les médiums en garde contre les fausses interprétations, comme les causes d’erreurs et de découragement. »

Selon l’orientation que nous voulons donner à notre médiumnité, il existe toujours un centre spirite qui correspond au travail que nous avons choisi d’accomplir lors de cette incarnation ou qui nous a été proposé avant de renaître par notre guide et les Esprits supérieurs. Bien entendu, nous sommes toujours libres d’accepter ce travail ou non lorsque l’opportunité se présente dans notre vie mais, comme toute épreuve, une telle « mission » acceptée mais non remplie ou mal remplie, sera donc à recommencer dans une vie ultérieure, mettant un frein à notre évolution spirituelle temporairement, d’une part par notre manque de courage et de persévérance et, d’autre part, en raison du bien que nous aurions pu faire mais que nous n’avons pas fait. Il sera toutefois tenu compte des circonstances qui auront rendu difficile la réalisation de notre tâche (problèmes professionnels, familiaux, médicaux…).

Dans l’Invisible de Léon Denis :
« L’important, avons-nous dit, pour le médium, est de s’assurer une protection efficace. L’aide d’en haut est toujours proportionnée au but que nous nous assignons, aux efforts que nous faisons pour la mériter. Nous sommes aidés, soutenus, suivant l’importance des missions qui nous incombent en vue de l’intérêt général. Ces missions comportent des épreuves, des difficultés inévitables, mais toujours mesurées à nos forces, à nos aptitudes.
Accomplies avec dévouement, abnégation, nos tâches nous élèvent dans la hiérarchie des âmes. Négligées, méconnues, irréalisées, elles nous font descendre l’échelle de progression. Toutes entraînent des responsabilités…
Nous parlons de responsabilité. Il est nécessaire d’insister sur ce point. Trop de médiums recherchent dans l’application de leurs facultés des satisfactions d’amour-propre ou d’intérêt. Ils négligent d’apporter dans leur œuvre ce sentiment grave, réfléchi, presque religieux, qui est une des conditions du succès. Ils oublient trop souvent que la médiumnité est un des moyens d’action par lesquels s’exécute le plan divin, et qu’ils n’ont pas le droit d’en disposer au gré de leur fantaisie. »

Il s’agit donc d’un travail de tous les jours, de tous les instants, car les Esprits supérieurs, les Guides de notre centre, nous stimulent en permanence et sont heureux lorsque nous les sollicitons par la prière, la méditation et les bonnes pensées. Nos rapprochements se font inéluctablement, y compris lors de notre sommeil, si notre foi est sincère et inébranlable, si nous ne nous décourageons pas, leur faisant confiance dans la réussite des projets qui nous portent et nous rassemblent.
C’est ainsi que, sans même y réfléchir, notre présence au centre chaque semaine devient une évidence, un bonheur immense de se retrouver pour une cause juste et belle. C’est ainsi qu’un travail régulier est réalisé par chacun à la maison afin que tous nos efforts individuels mis en commun créent cette force et cet amour dont les Frères ont besoin pour que l’aide spirituelle puisse descendre sur les malades du corps et de l’âme. Chacun apporte sa pierre à l’édifice, parfois sans s’en rendre compte, parfois en doutant de sa capacité à aider ou de son efficacité. L’intention que l’on met dans ce travail, la fraternité entre les différents membres de ce groupe et la conviction de la réussite de ce projet sont les conditions indispensables pour obtenir les résultats attendus, car ce n’est pas le travail de quelques-uns, mais bien un travail collectif entre les médiums (quelle que soit leur expérience) et les guides du centre.

Rayonnements de la vie spirituelle de Madame de W. Krell :
« L’exercice de la médiumnité guérissante n’est pas une faveur, mais généralement le prix d’un acquis de dévouement et de travail, c’est vous dire que tous ceux qui déjà se sont dévoués peuvent posséder cette faculté et la développer…
Nous conseillons donc aux médiums en général, aux médiums guérisseurs en particulier, d’accepter avec joie et en remerciant Dieu, leur mission de dévouement. Toute médiumnité est un apostolat et pour remplir absolument son mandat, l’incarné qui la possède doit se mettre complètement au-dessus des faiblesses de l’existence, il doit sans cesse épurer sa pensée et travailler à s’améliorer, il doit compatir à tous les maux et passer en faisant le bien » (Dr Vigneau).

L’Evangile selon le Spiritisme d’Allan Kardec :
« La puissance de la prière est dans la pensée ; elle ne tient ni aux paroles, ni au lieu, ni au moment où on la fait. On peut donc prier partout et à toute heure, seul ou en commun. L’influence du lieu ou du temps tient aux circonstances qui peuvent faciliter le recueillement. La prière en commun a une action plus puissante quand tous ceux qui prient s’associent de cœur à une même pensée et ont un même but, car c’est comme si beaucoup crient ensemble et à l’unisson. »

Alors voyons dans notre médiumnité l’opportunité de réaliser un travail à nul autre pareil en conjuguant ces deux verbes à l’infini, qui se ressemblent tant et sont indissociables : aider et aimer.
Si le doute s’immisce encore parfois dans votre cœur et votre esprit, voyez le chemin parcouru, ressentez cet amour qui flotte dans notre centre, écoutez les encouragements des Frères chuchotés à votre oreille chaque jour, appréciez la sérénité et la paix qui vous gagnent de jour en jour et dites-vous que nous avons la chance de racheter nos erreurs passées par la réalisation de ce travail, preuve de la miséricorde divine.

Rayonnements de la vie spirituelle de Madame de W. Krell :
« Heureux ceux qui auront marché jusqu’à la fin, heureux ceux qui auront persévéré, ils trouveront le secret que la science ne découvre que petit à petit à ceux qui travaillent sans cesse ! Chers disciples, combien de fois encore êtes-vous assaillis par le doute, combien de combats intérieurs ne vous faut-il pas soutenir avec le préjugé, avec l’erreur terrestre ? Combien de fois encore vous demandez-vous avec angoisse si vous êtes dans le vrai ? Cependant, vous êtes spirites, convaincus, dévoués, sincères ! Ceci vous prouve que rien sur Terre n’est absolument et définitivement résolu, cela vous prouve qu’il faut continuer le travail commencé par d’autres, épurer encore, apprendre mieux votre doctrine afin de la voir un jour sereine et triomphante. Ne vous le dissimulez pas, amis, le travail n’est qu’ébauche, et c’est à vous d’abord, c’est à ceux qui vous suivrons, de le continuer et de le perfectionner. Pour que les traces du travail résistent, il faut qu’elles aient été arrosées de sueurs ; spirites, souvenez-vous de cela…
Courage donc, spirites, si pour quelques-uns d’entre vous, il semble de temps à autre que le jour soit brumeux, qu’ils se tranquillisent, la lumière, la foi, l’espoir ne tarderont pas à se montrer de nouveau pour réconforter et réjouir le travailleur persévérant ! En vérité, je vous le dis, repliez-vous souvent sur vous-mêmes, écoutez la voix intérieure, élevez votre âme, priez, pratiquez les vertus enseignées par vos croyances et le reste vous sera donné par surcroît ! Bien comprendre la vie à venir est une récompense, elle sera le partage des persévérants et des forts ! (Allan Kardec) »

Livres du Conseil spirite français

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