Le centre d’études spirites Allan Kardec de Wattrelos

 

L’auteur

Stéphane Allaeys est l’auteur de six livres, dont les deux derniers sont édités aux éditions Philman. Dans le cadre de la rédaction de son troisième opus “Les vibrations sacrées”, il pousse, un jour, la porte du chaînon spirite de Wattrelos". Ce qu’il découvre alors par le biais de sa présidente Brigitte Plouy et de ses adhérents, le conforte dans sa quête : le spiritisme est un enseignement d'amour incommensurable, en communion avec Dieu et les plans supérieurs.
Stéphane est une personne assez avancée sur son chemin spirituel. Il étudie les livres d'Allan Kardec dès l'âge de 15 ans, et continue d'approfondir ses recherches sur la spiritualité.

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Depuis l’invitation de Brigitte Plouy au sein de son association, Stéphane partage avec les autres membres cette belle philosophie kardéciste et les enseignements délivrés par les guides pour l’évolution spirituelle.
Stéphane a besoin d'écrire tout ce qu'il découvre, ce qu'il ressent, particulièrement afin de modestement contribuer à nourrir l'esprit et tirer l'âme vers le Haut.
« Il faut en finir avec les lieux communs sur le spiritisme. Nous ne nous lançons pas là-dedans par jeu ni pour se faire peur mais nous avons la conviction qu'il y a quelque chose après la mort et que les esprits communiquent avec les vivants de multiples façons... »
En tout cas, Stéphane, père de famille épanoui, trouve son compte en fréquentant ce cercle spirite. Il occupe aujourd'hui le plus clair de son temps entre sa vocation artistique, celle de sophro-relaxologue et ses recherches ésotériques.

Le centre d’études spirites Allan Kardec de Wattrelos

Brigitte Plouy a créé ce centre, il y a douze ans. Une trentaine de personnes y adhèrent, s’imprégnant d’une philosophie impliquant réincarnation et dialogue avec les morts.
« Nous avons quatre groupes d’adhérents, selon le niveau de chacun. On étudie la philosophie d’Allan Kardec, on fait du développement médiumnique, pour apprendre à communiquer avec les morts. Et puis il y a la transcommunication instrumentale – on enregistre les voix de personnes décédées –, l’écriture automatique et intuitive, le travail sur les dessins et les photos. » Extrait La voix du Nord.

Interview

Extrait tiré de l’ouvrage de l’auteur, l’Esprit des anges.
Stéphane Allaeys : Comment le spiritisme est-il devenu évident pour vous ?
Brigitte Plouy : « Comme je l'ai déjà évoqué lors de notre dernière entrevue, je faisais déjà des sorties astrales alors que j'étais encore toute petite. Je me voyais « voler » dans mon quartier, au-dessus de l'église... C'était très troublant, et c'était ma première rencontre avec une sorte d'autre dimension. Plus âgée, j'avais des fous rires impossibles à réfréner lors d'enterrements. Dans ma vie, j'ai très souvent été mise en présence de phénomènes inexpliqués. J'avais déjà intégré l'existence de l'au-delà. Bien plus tard, j'ai eu envie de pratiquer le spiritisme, mais j'en avais peur. En effet, comme pour beaucoup de gens, j'imaginais ces séances dans des endroits lugubres avec des ambiances glauques et terrifiantes. A la suite de la perte d'une personne proche, j'ai pourtant franchi le cap. Les phénomènes paranormaux commençaient à se multiplier jusqu'à entendre parler dans ma chambre. Un ami m'a donné l'adresse du Chaînon spirite de Hénin Beaumont. J'ai ainsi rencontré ce groupe en mars 1989, et n'ai par la suite jamais manqué la moindre séance. J'ai travaillé deux années la philosophie et la médiumnité avec Renée Kueffer. Quelque temps après son départ, j'ai accepté de prendre la relève du Chaînon en assurant sa présidence, car je voulais à tout prix qu'il perdure. Tout cela a duré une dizaine d'années. Nous avons ensuite créé un nouveau groupe à Bruay-la-Buissière, mais il était trop éloigné de mon domicile. J'ai alors fondé un nou¬veau groupe à Wattrelos. C'est à cette époque que mon mari a déclaré une grave maladie et j'ai choisi de me consacrer exclusivement à ce nouveau groupe de Wattrelos. Une équipe extraordinaire de médiums est arrivée et compose encore aujourd'hui le noyau dur de notre association. Tout s'est alors naturellement mis en place.
- Comment considérez-vous les personnes qui viennent dans votre association ?
- Une grosse partie des gens qui franchissent les portes de ma maison est en souffrance. Etant moi-même passée par des épreuves très douloureuses, je les comprends et les accueille avec beaucoup d'amour. Quels qu'ils soient, ils ont besoin d'écoute et de considération. D'autres personnes viennent pour la connaissance, guidées par leur envie d'apprendre. Je les considère avec la même tendresse, car ils seront peut-être par la suite ambassadeurs de la philosophie spirite. Enfin, le respect est le maître mot de cette approche. Lorsque l'on choisit d'emprunter ce chemin si particulier, faire demi-tour devient très difficile.
- Il n'est donc pas nécessaire d'être en souffrance pour venir chez vous...
- Absolument pas ! Des gens s'épanouissent au sein de ce groupe. Je pourrais citer B. qui m'a dit un jour : « Quel temps j'ai perdu avant de venir ici... ! ». Cette dame n'était pas venue suite à un deuil, mais bien pour apprendre. Elle croyait déjà en Dieu, et ses repères ont quelque peu évolué dans ce domaine. Quant aux personnes en souffrance, je les reçois individuellement avant toute chose. Je les avertis du risque potentiel de choc par rapport à ce qu'elles vont peut-être voir ou entendre. Imaginez l'émotion d'une personne qui croit avoir perdu un parent proche pour toujours et qui le retrouve sous une autre forme par la communication ! Je m'assure donc au préalable de la capacité mentale des gens à savoir accueillir ces messages d'outre tombe. Je les questionne ensuite sur leurs croyances, sur la raison de leur venue... Je leur explique aussi le cheminement dans l'au-delà d'une personne décédée. En effet, c'est totalement différent si la personne décédée est partie sereinement dans son lit, ou bien d'un accident violent ou encore d'un suicide.
- Vous recevez ainsi beaucoup de monde chez vous ?
- Enormément et de plus en plus ! Rien que ces trois dernières semaines, j'ai reçu une dizaine de mails me demandant des informations. Je réponds à chacun.
- Vous sentez-vous responsable des personnes qui viennent dans votre association ?
- Jusqu'à un certain point oui. En effet, la pratique spirite requiert une certaine discipline, que je me plais à rappeler de temps en temps. Par exemple lors des méditations qui précèdent une séance de oui-ja, je fais attention à ce que tout le monde procède de la façon la plus adéquate. Je leur indique qu'il faut placer les mains en offrande, les paumes tournées vers le ciel, afin de recevoir un maximum d'énergie. Si une personne est trop bruyante, je le lui fais remarquer gentiment. Nous communiquons avec des esprits supérieurs et des guides, il ne faut pas l'oublier ! Je me porte ainsi garante auprès d'eux par la bonne tenue du groupe et le recueillement humble de chacun. Personnellement, je suis capable de méditer une heure, ce qui n'est absolument pas le cas de tout le monde. J'ai donc choisi et proposé de méditer seulement dix minutes avant de commencer, ce qui est à mon sens le minimum pour bien s'imprégner des vibrations. Je prête également une attention toute particulière aux nouveaux arrivants afin qu'ils se sentent bien intégrés au groupe. Ils n'ont pas forcément l'habitude des protocoles spirites comme les méditations et les prières de protection, alors je prends le temps pour le leur expliquer. Je les invite à s'ouvrir et à ne plus penser qu'à des choses merveilleuses. C'est nécessaire pour ne pas couper la vibration égrégore du groupe.
- Pourquoi le spiritisme effraie-t-il autant ?
- La religion catholique affirme qu'il ne faut pas déranger les morts. En fait, c'est la mort elle-même qui fait très peur, pas le spiritisme. C'est la mort qui est un véritable tabou pour la société.