diwall, prenez garde

Visant à découvrir l’avenir ou le caché, la divination utilise des supports plus ou moins codifiés. Les tarots en font partie. Leurs usages dans la divination semblent commencer dès le 15ème siècle. De nos jours, cette pratique est courante et attire beaucoup de jeunes en quête de merveilleux, d’un peu de spiritualité et d’une impression de pénétrer dans un monde envoûtant. C’est le cas de Christine Le Run et elle nous décrit dans son ouvrage, Diwall, sa démarche : « Mon jeu de cartes était devenu un prolongement de moi-même, le simple jeu de trente-deux que j’avais amené à Elisa. Ce jeu vénéré avec lequel elle m’avait tellement impressionnée. De temps à autre, j’étalais quelques cartes sur le bureau de ma chambre comme l’avait fait mon amie des années auparavant. Tout en les posant, des images m’apparaissaient. Puis, au fil des jours, je pris l’habitude, tous les soirs au moment du coucher, d’essayer de ressentir la tendance positive ou négative du lendemain, les sentiments des autres à mon égard, le sujet des devoirs surprises en cours. Et de fait, le jour suivant, je constatais que les évènements correspondaient à ce que j’avais vu la veille. Je ne comprenais plus. Que m’arrivait-il ? Avais-je réellement le pouvoir de prédire l’avenir ? D’où venaient ces images ? »
Dans l’art divinatoire, il est commun de chercher une solution immédiate à son problème matériel, de satisfaire des intérêts personnels et égoïstes. On veut une réponse rapide à l’obstacle. Est-ce que je vais trouver l’âme sœur, le compagnon idéal ? Est-ce que je vais trouver du travail ? Que me réserve l’avenir ? Quelle est ma mission ? Est-ce que je vais gagner de l’argent ? Acheter Diwall, renez garde
Ces pratiques laissent parfois croire à une résolution rapide mais l’effet est passager, palliatif et trompeur. Elles peuvent même, dans le futur, rajouter de plus grandes complications car les lois divines ne peuvent pas être détournées et les problèmes humains ne se résoudront pas par l'usage de la précognition ou du commerce de la vision par les cartes. Les prédictions ne vous apprennent pas à écouter votre prochain, à prendre patience, à prier et à vous en remettre aux mains du créateur.
Ce type de médiumnité adopte des croyances et des superstitions qui sont souvent sans utilité sur le plan spirituel. Elles peuvent même être nocives et mener au fanatisme. Par exemple, dans les cas d’exorcismes réalisés pour éloigner les mauvais Esprits, on n’apporte aucune solution à l’Esprit. On accentue la peur de l’inconnu, on ne cherche pas à comprendre cet Esprit qui, parfois, est simplement perdu. On cultive l’effroi et l’on oublie la charité pour son prochain.
Les objets de culte, les talismans, les images, les bougies, l’encens occupent des places essentielles accentuant le pouvoir occulte. L’imagination de personnes ignorantes des véritables lois de la nature accroit alors le prétendu pouvoir magique.

Les dangers de cette pratique médiumnique mal orientée

Les médiums, sans formation, possédant une médiumnité non maîtrisée et n’étant pas préparés pour l’échange médiumnique, attirent des Esprits inférieurs. L’action fluidique des mauvaises vibrations de ces désincarnés amène des perturbations psychologiques et même physiques sur les médiums. Puis, l'ambiance de leur vie familiale peut être perturbée par des désordres et des violences. A la longue, ces mauvaises orientations spirituelles créent des mystifications, puis elles se transforment en obsession individuelle ou collective.
Ecoutons encore Christine Le Run : « Le fait de penser que les Esprits étaient toujours présents me contrariait. Parfois, je ressentais en haut de l’escalier des présences oppressantes, des regards posés sur moi mais je me taisais. Un soir, Julien, pourtant très cartésien me raconta la frayeur qu’il avait eue. En commençant à monter l‘escalier, il avait aperçu quelqu’un le regardant par-dessus la rampe, les mains posées dessus. C’était une personne effrayante, avec de grands yeux, ne clignant pas des paupières. Il s’arrêta net puis continua à monter les marches. Arrivé au premier étage, il n’y avait plus personne. Je lui dévoilais aussi mon impression de malaise. J’avais pris la résolution de rompre avec mon passé, pourtant celui-ci semblait me coller à la peau. Je pensais avoir fait pénitence mais il restait des brides du passé. Du moins, c’est ce que je supposais. »
On peut constater encore quand la bonne orientation est absente du travail médiumnique avec les Esprits que les médiums s’exposent à des difficultés comme l’augmentation du nombre d’Esprits autour d’eux, Esprits essentiellement attirés par l’attrait de la matière, s’intéressant aux indiscrétions et aux discrédits. Ils sont donc plus sujets à la suggestion. Des idées, des images, des pensées les traversent souvent et cela à n’importe quel moment de la journée ou de la nuit.
Ces médiums, peuvent également être victimes de l’animisme. Cette capacité de produire des phénomènes en tant qu’incarné, existe. On a la télépathie, les déplacements d’objets et plus loin la bilocation qui est moins courante. Travaillant souvent seul, il est difficile d’avoir le bon discernement. Le médium peut produire de fausses manifestations, entrer en transe et même donner inconsciemment une communication de son propre esprit.
Ces pratiques où l’on peut croire en la réincarnation, l’existence des Esprits mais où la doctrine spirite n'est pas présente amènent souvent des addictions comme nous le souligne bien sûr, Christine le Run : « Un soir, déprimée, je me penchai sous mon lit, ressortis ma mallette et pris mes jeux de cartes, mes alliés cachés sous mon lit depuis si longtemps. Les avoir en main me procura instantanément une immense satisfaction et me ressourça immédiatement comme par miracle. Je fermais les yeux, elles m’habitaient comme auparavant dans une unique énergie. Il existait une symbiose absolue entre nous. Je les humais. Je me remplissais et ainsi une vive impression de m’approcher d’Elisa m’envahissait. Le mal était fait, elles m’avaient de nouveau ensorcelée. Comblant mon mal-être, je n’avais pas la volonté de les rejeter. J’en oubliais les conseils de Thérèse, et je replongeais dans le vice. J’étais droguée de tarologie. Les avoir en fait me fournissait ma dose de substances stimulantes tel un récent ex-fumeur qui trouve une cigarette. Il suffit qu’il cède à la tentation et il replonge dans le vice de la cigarette ! Je replongeais… De fil en aiguille, je décidais d’acheter un nouveau jeu. Je le désirais dépouillé de légende explicative sur la carte. Cette dernière ne devait pas être trop petite, sinon elle glisse facilement du paquet, pas trop grande non plus parce qu’en main, ce n’était pas confortable… Je ne voulais pas de couleur trop flashy ni de dessins trop enfantins ou fleur bleue… Je mis du temps avant de le choisir. Devant mon hésitation, je décidais que ce serait à ce nouveau jeu de me choisir. L’un des paquets de cartes me glissa des mains, je le choisis. Puis, j’achetais un jeu de cartes de géomancie. Les points et les traits déjà imprimés sur les cartes permettent de gagner du temps par rapport à un tracé manuel. Je rentrai chez moi. J’ouvris mon premier jeu. Les cartes brillaient. J’avais entre les mains un jeu qui m’appartenait, mais je ne l’avais pas encore apprivoisé. Pour l’instant nous étions deux, elles et moi. Je les prenais avec douceur, les posais sur mon lit, les étalais. Je restais un long moment à les observer. Je leur parlais, leur offrant mon cœur contre leur aide et leur vérité. Puis, je refermais le jeu, le serrant fort entre mes mains. Je le respirais afin de m’imprégner de leurs odeurs. Elles commençaient à être miennes. Le second jeu acheté était tout à fait différent. Les cartes semblaient plus rigides, plus austères. La couleur claire des cartes contrastait avec la couleur foncée des symboles géomantiques. Je savais qu’il me faudrait du temps pour dompter celui-là. »
Ainsi, la différence fondamentale entre la pratique médiumnique et la non-spirite ce sont les objectifs. Dans la pratique spirite, on cherche seulement des bénéfices spirituels, selon les lois divines, et dans la mesure des mérites ou des besoins de chacun. Il peut y avoir réalisation de ces bénéfices spirituels sur le plan terrestre, mais l'objectif premier n'est pas celui-là.

La médiumnité n’est pas le spiritisme

La médiumnité est une faculté humaine qui sert à la communication entre le plan terrestre et le plan spirituel. Ce n’est pas un don, elle se présente en chacun de nous à des degrés différents. Tous, nous avons la capacité de devenir médium. Elle se développe chez des personnes qui sont en recherche et ce n’est pas un privilège exclusif.
Il est naturel que nous puissions communiquer avec des Esprits désincarnés, et eux avec nous, car bien qu’étant incarnés, nous sommes aussi des Esprits. Grâce à nos cinq sens et à nos organes moteurs, nous sommes en contact avec le monde corporel, nous agissons sur lui. Grâce à nos facultés et à nos organes spirituels, nous sommes en contact avec ce monde spirituel, sur lequel nous agissons également. Toutes les personnes reçoivent l'influence des Esprits. La grande majorité d’entre nous ne perçoit pas dans son être intime cette influence occulte. Cet échange se manifeste sous forme de pensées, de différents états de l’âme, d’impulsions, de pressentiments, etc.
Le spiritisme, doctrine révélée par de bons Esprits et codifiée par Allan Kardec, est un ensemble de principes ou de lois qui servent de base à un système philosophique, religieux et scientifique. On le trouve présenté dans Le livre des Esprits et développé dans les autres oeuvres basiques publiées par le codificateur.

La pratique de la médiumnité est-elle conseillée ?

Elle est conseillée parce que son exercice nous apporte de nombreux avantages. Le premier, c’est la preuve de l’existence de l’Esprit, de son immortalité et de son individualité dans l’au-delà. En exerçant la médiumnité, nous pouvons nous informer de ce qui existe et se passe dans le plan spirituel, comme la continuité de la vie.
Par exemple, L’Esprit André Luiz, dans l’ouvrage Nosso Lar, nous raconte où il se trouve après sa mort : « De temps à autres, je découvrais des plantes qui me paraissaient sauvages, près de filets d’eau sur lesquels je me jetais, assoiffé. Je dévorais les feuilles inconnues, collais mes lèvres à la source du liquide souillé autant que me le permettaient les forces irrésistibles qui me poussaient en avant. Ma barbe poussait, mes vêtements commençaient à se déchirer sous les efforts de la résistance dans cette région inconnue. Mes connaissances, devant l’infini, ressemblaient à de petites bulles de savon emportées par le vent impétueux qui transforme les paysages. J’étais quelque chose que la tornade de la vérité charriait très loin. Cependant, la situation ne modifiait en rien l’autre réalité de mon être essentiel. Me demandant si je ne devenais pas fou. »
Nous pouvons, également, recevoir l'aide des bons Esprits, des enseignements, des consolations et parfois des guérisons. C’est une source d'aide réciproque et de progrès intellectuels et moraux. Voici des conseils que peuvent donner des Esprits qui guident des médiums dans un centre : « Tous ces fluides de la guérison qui vont descendre envahir cette salle, aller et venir, se rassembler, s'agglomérer, comme un spectacle joyeux dont tu n'es pas franchement le maître, juste celui qui va chercher, auprès de mes frères, l'aliment nécessaire à la régénération des corps fatigués. Observe tous ces fluides qui descendent, bien au-delà de tout ce que tu pourrais même imaginer. Moi-même, dans cette contemplation, je m'émerveille toujours. Religieuse et incommensurable intelligence qui a créé des lois parfaites, admirables, que nous ne pouvons que nous incliner devant les prouesses que peuvent réaliser ces fluides.
Et maintenant que tu es capable d'élever tes pensées plus facilement jusqu'à eux, tourne-toi, un peu encore, afin de puiser dans ce réservoir qu'ils t'ont préparé et de ramener à toi encore et encore des fluides de la guérison. Les masses dansent autour de toi, chaleureuses, harmonieuses, elles vont et viennent dans ce climat de paix et d'accord installé. Ascensionnelles, elles descendent maintenant chaque fois que tu le désires. Tu peux, par ta volonté, aller vers mes frères et redemander. Tout n'est plus que fluides de la guérison, n'est-ce pas ? »
En développant et en éduquant nos facultés médiumniques, nous élargissons nos connaissances sur l’action de la pensée, des fluides et nous perfectionnons cette relation entre notre grande famille universelle selon les lois divines. Les Esprits peuvent nous dire : « La contrainte de vos corps physiques réside aussi dans vos pensées. A mesure que l’acceptation de ce travail se fait plus grande, renforcée par votre volonté, elle grandit la disponibilité de vos corps physiques et vous créez ainsi un champ plus grand d’exploitation qui nous permet, avec ces accords, une meilleure adaptation de vos corps physiques. Plus vous vous glissez dans nos perspectives, plus votre entrain permet, par votre volonté, d’adapter la matérialité de votre corps physique.
C’est à partir du moment où vous en comprenez toute leur importance que vos pensées, petit à petit, se mettent en place, à la fois pour raisonner, accepter et s’agrandir. C’est dans cet agrandissement, cette évolution de vos pensées, que tous les fluides du contact peuvent descendre sans difficulté aucune. »

La pratique médiumnique spirite

Bien dirigée par les principes de la doctrine spirite, la médiumnité obéit à des modèles sérieux et de bon sens. Elle se développe dans un climat de simplicité, de vérité et d'amour avec comme but le progrès spirituel des incarnés et des désincarnés.
Lorsque nous offrons les meilleures dispositions et de très bonnes conditions à l’échange médiumnique, les Esprits viennent en plus grand nombre que lors de conditions normales. Ils peuvent ainsi exercer beaucoup plus leur influence sur les médiums et sur les participants de la réunion. Ils viennent, attirés par la loi d'affinité, leurs pensées et leurs sentiments sont similaires à ceux du groupe. Ils agissent à travers les pensées et même si leurs actions fluidiques ne sont pas toujours perçues par les participants.
En se posant avec la prière, l’étude d’ouvrages spirites, le médium se grandit dans la foi et naturellement les liens se tissent avec son guide, les Esprits protecteurs ou instructeurs. Il apprend avec courage à affronter les difficultés de la vie comme autant d’épreuves dont il doit tirer les leçons. Si rien ne lui est épargné, il marche avec courage et détermination sachant qu’il est toujours secondé sur le plan spirituel par ces présences invisibles mais bienveillantes.
Chaque jour, il apprend à faire le bien dans l’accomplissement de la volonté divine, résumé dans « l'amour pour Dieu et pour toutes choses ainsi que pour notre prochain comme pour lui-même ».

La connaissance

Elle est indispensable pour s’instruire sur les valeurs et les bénéfices de la doctrine spirite. Elle permet de comprendre ce qui se passe dans la vie spirituelle, qui est la continuité de la vie terrestre et la résultante de nos actions. Elle passe par la lecture, les conférences, les cours d’initiation. Elle explique l'aide des bons Esprits sous forme d'enseignements et leur action fluidique. Elle montre la nécessité de l'éclaircissement de chacun sur les diverses vies et les lois divines.

Conclusion

Toutes les croyances sont respectables mais les pratiques créées par l'ignorance spirituelle ne sont pas conformes aux lois divines. Elles restent des portes ouvertes où des Esprits inférieurs s’engouffrent.
L’existence des Esprits prouvée par des chercheurs, des savants, des médiums et des spirites est le résultat d’observations rigoureuses et non pas d’hypothèses sans fondement. L’influence du monde invisible sur notre monde matériel est réelle et nos sociétés avec leurs peurs et leurs superstitions ne pourront pas progresser sans admettre cette relation permanente. Les diverses variétés de divination font appels aux forces de l’au-delà sans toujours en connaître le mode de fonctionnement. Allan Kardec avec la collaboration d’Esprits instructeurs en a pourtant donné toute la dimension afin que chacun prenne la mesure de ses actes.