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Des livres et des anecdotes : Après la mort

Des anecdotes | 0 commentaires

Après la mort

Après la mort

Le spirite lyonnais Henri Sausse écrira, dans sa Biographie de Léon Denis, que ce livre vint « à l’heure qu’il fallait, dans le milieu où il était attendu et nécessaire, provoquant par ses mérites, l’admiration de tous les lecteurs, même ceux étrangers à nos idées, qui ne peuvent se lasser d’en prôner la réelle valeur. Cet ouvrage atteint aujourd’hui son 41e mille en français. Il a été traduit en dix langues différentes, portant à tous les déshérités, les affligés de notre terre, les consolations et les espérances qu’il prodigue à tous ceux qui souffrent, à tous ceux qui ont besoin d’être consolés. »

Nous sommes en 1890

Après la grande dépression des années 1880, la France se trouve dans « La Belle époque ». L’ingénieur français Clément Ader réussit à élever sa machine à 20 centimètres au-dessus du sol et à parcourir 50 mètres. Ce premier vol d’un engin plus lourd que l’air marque le début de l’aviation. A Clermont-Ferrand, on inaugure le premier tramway électrique de France.

Un accueil élogieux

Les articles, parus dans la presse de l’époque, ont certainement contribué à ce succès. En voici un bref florilège.
Commençons tout d’abord par la Revue Spirite qui, dans son numéro du 1er février 1891, sous la plume d’Ernest Bosc, en présentait une analyse fort substantielle : « C’est un manuel, mis à la portée des intelligences les plus modestes, et cependant un résumé complet de l’enseignement des Esprits. C’est la vraie doctrine dans ce qu’elle a de large, de permanent et pour ainsi dire d’universel » L’analyse des différentes parties de l’ouvrage se terminait par : « La partie morale est un pur chef-d’œuvre ; nous voudrions la voir tirée à part ; elle constitue à elle seule un petit traité de la vertu qui devrait être entre les mains de tout citoyen. Il n’est pas possible, après avoir lu Le Droit Chemin, de n’être pas meilleur qu’avant la lecture de ce beau morceau philosophique».
Il n’y a pas que dans les revues spirites que l’accueil de l’ouvrage est des plus élogieux.
Citons par exemple :

• Alex Hepp écrit dans Le Journal, Paris « Il y a un homme qui a écrit le plus beau, le plus noble, le plus précieux livre que j’aie lu jamais. Il a un nom : Léon Denis, et son livre : Après la Mort. Lisez-le, et une grande pitié, mais libératrice et féconde, vous viendra brusquement de nos manifestations de regrets, de notre peur de la mort et de notre grand deuil de ceux que nous croyons perdus. ».

• On lira aussi dans Le Temps, Paris. « Ce volume est vraiment remarquable. Il possède toutes les qualités qui peuvent assurer le succès. Quoique éminemment classique, profond et sérieux, ses pages n’en rayonnent pas moins d’une vive lumière et sont toutes imprégnées d’une brûlante éloquence. Ainsi que l’indique son titre, il traite du formidable problème de la destinée humaine, et donne une solution à cette question si controversée dans tous les âges : le pourquoi de la vie, problème ardu, en vérité, mais traité avec un tel charme de style et d’élocution que, dans tout le livre, on ne rencontre pas une seule page d’une lecture fatigante ou dépourvue d’intérêt. »

• Dans La Revue des Livres Nouveaux, Paris, le 1er février 1891, Gaston D’Hailly écrit : « Parmi les ouvrages qu’il m’a été donné de lire cette semaine, il n’en est certes pas qui m’aient procuré une plus grande somme de satisfactions morales que celui de M. Léon Denis, Après la Mort. Je ne connais guère d’ouvrage mieux pensé, de livre écrit dans un style plus correct, plus élevé. Peut-être suis-je sceptique par rapport au spiritisme, quoique bien des raisons m’incitent à y croire. (…) En tous cas, je ne connais pas de doctrine plus consolante, plus réconfortante, plus digne de respect. (…) Le beau livre de M. Léon Denis prétend nous donner la Révélation des mystères d’Outre-tombe, la solution scientifique et rationnelle des problèmes de la vie et de la mort, de la nature et de la destinée de l’être humain et nous démontre l’existence et la raison des vies successives. J’ai lu et relu son œuvre, elle a rempli mon âme d’allégresse, et si les choses sont ainsi, je ne puis que louer et proclamer la Providence éternelle. »

• Dans Le Moniteur, du 15 février 1891, B. Martin résumait la portée de l’ouvrage en termes excellents. « Dans ce cadre restreint, toute la doctrine spirite est exposée avec une lucidité et un charme qui en rendent la lecture agréable et à la portée de toutes les intelligences. Et maintenant, quel est le but que s’est proposé M. Léon Denis en écrivant ce livre ? Assurément pas celui de faire parade de science, de se poser en chercheur, de s’en faire un piédestal pour s’imposer à l’admiration des savants et des érudits. M. Denis a eu en vue un but plus élevé et plus digne de la mission qu’il se donnait. Il a voulu, en présence des discussions sans fin qui se sont élevées, dans le monde scientifique, sur Dieu, sur l’aune, sur la réalité des communications du monde terrestre avec le monde spirituel, rétablir les vrais principes, tels qu’ils résultent des révélations que, depuis plus de quarante ans, nous donnent les Esprits ».
Et l’écrivain ajoutait : « Qu’on discute à perte de vue sur la manière dont ils se communiquent aux hommes, un fait existe, c’est qu’ils se communiquent ».

• Mêmes louanges dans l’Eclair : « Ce livre est destiné à satisfaire les curieux du mystère et de l’au-delà. L’auteur y défend le Spiritisme avec une rare conviction, soutenue par un talent distingué d’écrivain. Son style est clair, rapide, d’une correction irréprochable et, à l’ordinaire, brillant et poétique, mais sans vaine phraséologie. Certes, on peut ne pas partager les idées de l’auteur, mais il faut respecter le sentiment qui l’inspire, et l’on ne peut refuser à sa noble sincérité la sympathie dont œuvre et écrivain sont également dignes »

• « Tout livre est bon qui nous incite à devenir meilleur » disait M. Ducasse-Harispe dans Analyse et Synthèse. Puis il développait :
« Lisez ce livre. Il est d’une philosophie sereine et profonde, sertie dans un langage imagé et brillant. Certaines pages sont d’une magnifique éloquence ; toutes sont d’une correction irréprochable. C’est un livre sérieux comme un eucologe et attachant comme un roman. C’est un livre qu’on garde et qu’on relit. Dans le déluge des productions ineptes ou grossières qui envahit les librairies et les bibliothèques, l’œuvre de M. Léon Denis est une fleur égarée, surnageant en la marée de boue malodorante. Quand il y a des hommes pour écrire de tels ouvrages et d’autres hommes pour les apprécier, on se prend à espérer qu’il surgira, en notre pays, des jours meilleurs, que tout n’est pas perdu, et que l’assainissement moral de notre chère France n’est pas un vain rêve. »

• Dans La Touraine Républicaine du 18 juin 1891, Mr Mérigot écrivait : « (…) Si après lecture de l’œuvre, chacun, selon les opinions qu’il s’est faites, selon son éducation, écarte ou admet la doctrine spirite, il y aura toutefois unanimité à s’incliner devant le penseur, à être convaincu et touché par le moraliste, à se sentir pénétré de sympathie pour l’ami de l’humanité, à admirer l’écrivain. D’un bout à l’autre du livre, il passe un souffle puissant qui subjugue, qui entraîne, qui remue l’âme dans ses plus intimes profondeurs. Partie historique, partie philosophique, partie scientifique, partie morale surtout, sont semées de pages superbes, où la beauté des pensées s’illumine encore des séductions du style le plus éloquent, le plus élevé.
Lisez l’introduction, où M. Léon Denis fait connaître le dessein qu’il s’est proposé ; lisez les différents chapitres et dites s’il est possible d’avoir une conception plus grandiose des destinées du monde, c’est à dire de l’humanité, dites s’il fut jamais philosophie plus parfaite, morale plus pure, esprit plus ouvert aux sentiments fraternels et généreux, plus désintéressé, plus vide d’idéal et d’infini bonheur pour ses semblables.
Il n’est pas une vertu que ne recommande, avec une chaleureuse et pénétrante conviction, l’auteur d’Après la Mort. Il n’est pas un vice qu’il ne condamne ; s’il ne nous montre clairement comme le plus redoutable des obstacles dressés contre le progrès dans ce monde et dans l’autre. Conclusion : le livre de M. Léon Denis, ayant nécessairement pour effet de faire penser et de rendre meilleur, quelque discutable que demeure d’ailleurs pour beaucoup l’interprétation des communications spirites, est un bon livre.
La lecture en peut donc être conseillée à tous.
Les curieux des secrets mystérieux de la nature y apprendront mille choses dont ils ne se doutaient guère et qui élargiront considérablement l’horizon de leurs connaissances.
Les esprits que passionnent les spéculations de l’ordre philosophique seront ravis de voir les plus grands problèmes étudiés par M. Léon Denis avec une magistrale compétence.
Quant aux âmes sensibles, à celles qui aiment, elles ne peuvent manquer d’éprouver une vive délectation à se rencontrer dans la recherche de la félicité suprême avec une âme délicate et exquise entre toutes, qui sait si merveilleusement parler du dévouement, de la solidarité et de l’amour.
Enfin, les amis du beau langage, du style pittoresque, imagé et poétique, qui convient si bien au sujet traité par M. Léon Denis, n’auront pas à regretter les instants consacrés à lire Après la mort. Ce livre, écrit avec un prestigieux talent, est l’œuvre d’un maître. »

Un abondant courrier de remerciements

Certains lecteurs, enthousiasmés par leur lecture, ne furent pas en reste pour témoigner leur reconnaissance à l’auteur.
Citons par exemple cet homme qui vient de perdre sa femme, athée comme lui. Deux mois se sont écoulés depuis l’événement lorsqu’il écrit à Léon Denis d’une plume brûlante.
« Je n’étais pas sans savoir, d’une façon générale,en quoi consistait le spiritisme, mais lorsqu’on est bien portant, pas encore vieux, avec devant soi des années qu’on espère nombreuses et qu’on se promet de bien employer à la satisfaction de tous nos sens, pourquoi s’embarrasser de ces questions de l’au-delà ? On a parfois, devant l’immensité des mondes,l’intuition, la certitude même, d’une Intelligence créatrice, mais cette impression est tôt chassée par des préoccupations moins abstraites.
Dieu ne fait en nous que de fugitives apparitions. On pense à vivre, d’abord, et à bien vivre. Et tout à coup, s’ouvre devant nous l’abîme de la mort. J’ai lu, depuis, les livres d’Allan Kardec. J’ai lu les vôtres, d’autres encore traitant des questions spirites. J’ai lu Après la Mort et j’ai pleuré les plus abondantes, les plus douces larmes de ma vie.
On vous a dit, des écrivains, des journalistes, des penseurs vous ont écrit que c’était là un très beau livre. Ce n’est pas cela. Ce livre, je voudrais être riche, très riche pour l’éditer par millions et le voir dans toutes les mains, sur toute la terre. Rien n’a été ni ne sera jamais écrit dans aucune langue qui soit si grand et si beau. »
Le succès dépassa même les frontières, comme en témoigne M. Le Dr Panaït Istrati, inspecteur général de l’enseignement supérieur, ministre de l’instruction publique en Roumanie, qui écrivait à l’auteur : « votre ouvrage Après la mort, est un des meilleurs que je connaisse. Un tel recueil, pour une société comme celle de mon pays, laquelle, quoique très jeune, est déjà ravagée par le matérialisme terre à terre, serait utile pour relever les caractères, élargir la pensée pure et nous fortifier dans la lutte pour l’existence en rappelant à l’homme le but noble de la vie et ce qu’il se doit à lui et à ses frères. C’est pourquoi je viens vous demander la traduction en Roumain de votre travail. »

Belgrade, le 14 octobre 1922
Très vénéré maître,
Il y a deux ans et demi que nous avons perdu notre fille unique, notre enfant bien-aimée, et nous sommes plongés mon mari et moi dans un désespoir sans bornes. Elle était tout notre bonheur, tout notre amour, et dans cet amour toute notre vie fut concentrée. A quoi bon vivre quand on est sans but, pourquoi travailler et lutter ? Et alors, quand la douleur fut à son comble, quand la consolation ne venait d’aucune part, même de la religion dans laquelle nous la cherchions, j’entendis dans mon for intérieur une voix qui me disait : «Lis les livres spirites, lis les œuvres de Léon Denis.» Et j’obéis à cette voix. Alors cher maître, vos admirables œuvres éclairèrent mon âme d’un rayon d’espérance, j’ai conçu que la vie n’est pas un hasard fortuit, mais qu’elle est gouvernée par des lois immuables et justes ; je suis convaincue à présent que je ne suis séparée de ma fille chérie que pour un temps et que nous nous retrouverons dans la vie de l’espace, bien meilleure, bien supérieure à celle de la terre.
Quand ce sentiment m’eut envahie entièrement, le désir me vint de venir en aide à d’autres mères affligées et à tous ceux qui pleurent leurs chers disparus. Et comme aucune de vos œuvres n’est encore traduite en Serbe, je m’adresse à vous pour vous demander de traduire votre livre Après la mort. Combien de mères affligées qui pleurent leurs fils tombés sur le champ d’honneur, vous seront reconnaissantes et vous béniront pour les mots de consolation qu’on trouve dans ce livre !
Kosara Katitch

Bucarest, le 3 septembre 1923
Vénéré maître,
Tout d’abord, je veux vous exprimer ma profonde reconnaissance ! Par vos écrits vous avez sauvé mon âme. Quoique très croyante, à la suite d’un grand malheur, la perte de mon unique enfant, l’idée du suicide me hantait. J’ai demandé à mes croyances religieuses une consolation, je ne suis parvenue qu’à la révolte. A force de méditer j’étais arrivée à douter de Dieu, de sa bonté, de sa justice. Je ne pouvais pas concevoir un Dieu juste et bon frappant si cruellement une pauvre mère qui n’avait rien fait pour mériter ce terrible sort. Pendant plus d’un an, un désespoir grandissant torturait ma pauvre âme. J’aspirais à la mort, au néant ! Une de mes tantes me conseilla la lecture de la Nouvelle Révélation, de Conan Doyle, qui a fait naître en moi une lueur d’espoir. J’ai pris goût aux lectures spirites ; le premier ouvrage que je me suis procuré a été votre Après la Mort. Je l’ai lu, relu et le relirai encore et souvent. Aujourd’hui, une foi nouvelle remplit mon âme. Je crois en Dieu, en sa bonté, en son amour ! Si la perte de ma chère petite fille me fait toujours cruellement souffrir, j’ai pris mon mal en patience et attends avec sérénité le jour où Dieu voudra me rappeler à Lui pour rejoindre mon enfant.
Dans notre pays il y a tant d’affligés auxquels la grande guerre a enlevé, enfant, mari, père, frère, qui trouveraient comme moi une consolation à leurs peines, s’ils pouvaient connaître les bienfaits du spiritisme ! Ayant un ardent désir de me rendre utile à la cause spirite et à mes semblables, je vous demande pour l’amour de la vérité la permission de traduire vos œuvres.
Mina Radovici

Une ambition réussie

Ainsi, à la lumière de ces différentes réactions, nous pouvons, sans aucun doute, nous permettre d’affirmer à Léon Denis que son œuvre remplira son plus cher désir, celui qu’il formule ainsi dans les dernières lignes de sa brillante introduction :
« Une seule ambition nous anime. Nous voudrions, lorsque notre enveloppe terrestre retournera à la terre, que notre esprit immortel pût se dire : Mon passage ici-bas n’aura pas été stérile si j’ai contribué à apaiser une douleur, à éclairer une intelligence en quête du vrai, à réconforter une âme chancelante et attristée. »

Ecoutons un passage de l’ouvrage

« La mort est la grande révélatrice. Aux heures d’épreuves, quand il fait sombre autour de nous, parfois nous nous sommes demandé : Pourquoi suis-je né ? Pourquoi ne suis-je pas demeuré dans la profonde nuit, là où l’on ne sent pas, où l’on ne souffre pas, où l’on dort de l’éternel sommeil ? Et, à ces heures de doute, d’angoisse, de détresse, une voix montait jusqu’à nous, et cette voix disait :
Souffre pour t’agrandir et pour t’épurer ! Sache que ta destinée est grande. Cette froide terre ne sera pas ton sépulcre. Les mondes qui brillent au front des cieux sont tes demeures à venir, l’héritage que Dieu te réserve. Tu es pour jamais citoyen de l’univers ; tu appartiens aux siècles futurs comme aux siècles passés, et, à l’heure présente, tu prépares ton élévation. Supporte donc avec calme les maux par toi-même choisis. Sème dans la douleur et dans les larmes le grain qui lèvera dans tes prochaines vies ; sème aussi pour les autres, comme d’autres ont semé pour toi ! Esprit immortel, avance d’un pas ferme dans le sentier escarpé vers les hauteurs d’où l’avenir t’apparaîtra sans voile. L’ascension est rude, et la sueur inondera souvent ton visage ; mais, du sommet, tu verras poindre la grande lumière, tu verras briller à l’horizon le soleil de vérité et de justice !
La voix qui nous parle ainsi est celle des morts, celle des âmes aimées qui nous ont devancés au pays de la véritable vie. Bien loin de dormir sous la pierre, elles veillent sur nous. Du fond de l’invisible, elles nous regardent et nous sourient. Adorable et divin mystère ! Elles communiquent avec nous. Elles nous disent : Plus de doutes stériles ; travaillez et aimez. Un jour, votre tâche remplie, la mort nous réunira ! »

Livres de Léon Denis

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