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Des livres et des anecdotes : Justice divine

Des anecdotes |

 

justice divine

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Cette année en 1962, au Brésil…

Le président Joao Goulart dirige le pays, c’est donc un retour au régime présidentiel. L’économie et la croissance font bon ménage puisque la croissance est de 8% chaque année.

Le médium

Depuis un an, Chico Xavier est à la retraite anticipée pour incapacité physique, c’est un homme usé par le travail. Il a 52 ans et il travaille depuis l’âge de 10 ans.
Sur le plan spirituel, Emmanuel, son guide, ne voit pas les choses de la même manière. Retraite ne signifie pas inactivité.
– Mon fils, lui dit Emmanuel, jusqu’à aujourd’hui personne, sur Terre, n’a pu définir le point d’interaction entre fatigue et paresse.
Chico consacre son temps à la psychographie et à la correspondance et il veille jusqu’à trois ou quatre heures du matin pour répondre aux 500 lettres qu’il reçoit chaque semaine.
Sa notoriété est telle qu’il suffit de noter sur l’enveloppe Chico Xavier pour que le courrier arrive.

Son ouvrage

Il est dicté au médium par l’Esprit Emmanuel au cours de séances publiques qui ont lieu le soir le lundi et le vendredi au centre « La communion spirite chrétienne d’Uberaba. Ces communications débutent en janvier 1961 et se terminent en décembre de la même année. Il y a eu 82 réunions.
Ce sont des textes en relation avec le Ciel et l’Enfer d’Allan Kardec. A chaque réunion, un passage de cet ouvrage est choisi par les membres de l’association et après quelques échanges verbaux entre eux, Emmanuel dicte par psychographie au médium Chico Xavier des pensées qui élargissent la réflexion.

Au bout d’un certain temps, toutes ces appréciations sont rassemblées pour composer le livre. L’auteur spirituel avait comme objectif d’étudier méthodiquement l’œuvre de Kardec et de la responsabilité du spirite face au christianisme.

Ecoutons donc un passage :

Précisément
Réunion publique du 11 septembre 1961
1ère partie, chapitre 7, paragraphe 11
Pour avoir des solutions demain, nous devons nous occuper de nos problèmes dès aujourd’hui.
Tu déclares être souillé de tâches morales et tu fuis l’occasion de servir qui se présente à toi à l’heure où la vie nous donne justement la possibilité d’aider pour que la sueur efface les souillures de notre coeur grâce à la pratique du bien.
Tu confesses de lamentables méfaits et tu négliges de faire de bonnes oeuvres, quand nous avons justement l’occasion d’agir au profit de nos semblables afin d’atteindre le rachat nécessaire de nos fautes. Tu dénonces de graves erreurs et tu te réfugies dans l’intolérance, alors que c’est justement en nous exerçant à la bonté envers les autres que nous serons à notre tour excusés.
Tu affirmes être fragile, mais c’est précisément pour cela que les tribulations nous assaillent en chemin afin que nous sachions conquérir la force qui est en nous.
Tu te dis inutile. Or en nous rendant serviables et utiles, d’innombrables possibilités de travail s’offriront à nous chaque jour. Tu penses être ignorant, mais c’est précisément pour nous instruire que les difficultés surgissent de toute part comme des défis.
Ne t’isole pas sous prétexte d’imperfection. Si l’élève va à l’école, c’est justement pour apprendre. Dans tout établissement scolaire, les leçons suivent normalement un programme établi à l’avance. C’est ainsi que l’élève appliqué obtient un certificat de compétence. Quant à celui qui est paresseux, il est obligé de redoubler.
La même chose se produit en ce qui nous concerne. La vie est l’école de nos âmes. Celui qui le souhaite peut en profiter en toutes circonstances. Le temps, cependant, ressemble à l’enseignant équilibré et juste qui félicite le mérite, prend l’effort en considération, reconnaît la bonne volonté et respecte la discipline, mais ne crée pas de privilèges ni ne donne d’antisèche à qui que ce soit.

Le bien de tous
Réunion publique du 23 juin 1961
1ère partie, chapitre 3, paragraphe 16
Tous les biens fondamentaux de l’existence découlent généreusement de la nature au profit de toutes les créatures. La lumière qui se déverse du firmament n’appartient à personne. Les courants d’air apportent des éléments nutritifs inépuisables. Des mers bienfaitrices baignent tous les continents. Partout des sources coulent. Des plantes apparaissent adaptées à tous les types de climats. Et dans notre propre corps, le sang circule sans cesse pour que notre intelligence puisse se développer.
Pour autant, ne retiens pas les valeurs que tu as accumulées. Tu sais bien que l’excès de pain est le repas du voisin qui est dans le besoin.
Il est pourtant de nombreuses façons de partager. À côté des riches tables, des coeurs étouffent presque de désespoir. Derrière les gestes qui t’agressent se trouvent les sombres intrigues de l’obsession. Derrière les crimes qui te révoltent, il est des influences qui ne peuvent être dévoilées d’emblée. Celui qui s’est trompé souffre de difficultés qui t’échappent.
Celui qui calomnie ou persécute ignore ce que tu sais. Ouvre les portes de ton coeur pour comprendre et servir en distribuant les biens concentrés dans ton esprit.
Le bonheur, pour être vrai, doit être partagé.
L’or entre les mains d’un seul homme est un cadre propice à l’avarice, mais s’il passe dans d’autres mains, il se transforme en travail et en bienfaisance. La connaissance isolée est une lampe sans raison d’être, mais si elle passe de cerveau en cerveau, c’est de la science et de la culture. Dans les ombres de ceux qui se plaignent aigris, s’indisposent et blessent, sois la lumière qui bénit toujours.
Fais à ton prochain, ce que tu aimerais qu’on te fasse, dit la loi.
Cela veut dire que pour être heureux, il faut aider quelqu’un. Au fond, le bonheur, c’est de la bonté grandissante pour que la joie soit plus grande. Sans aucun doute, nous pouvons nous partager des parcelles de bonté et des moments de joie mais la multiplication vient des autres.

Livres de Chico Xavier

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