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Des livres et des anecdotes : Recherches sur la médiumnité

Des anecdotes

Recherches sur la médiumnité

Recherches sur la médiumnité

Cette année en France

En 1898, un évènement majeur marque les Esprits, le 13 janvier, Émile Zola, alors âgé de 58 ans, publie dans le quotidien l’Aurore, un article intitulé :  »J’accuse » dont le contenu lui vaut d’être condamné à l’exil.
La France est divisée entre les dreyfusards et les antidreyfusards. Elle est dirigée par Charles Dupuy. C’est la IIIème république, vieille de vingt-huit ans mais la France a besoin de renouvellement après avoir traversé de nombreuses crises : le boulangisme en 1889, le scandale de Panama en 1892, la menace anarchiste en 1894.

L’auteur

Gabriel Delanne a fait de solides études à l’école centrale de Paris et il rentre comme ingénieur à la compagnie d’air comprimé et d’électricité Popp. Né dans une famille spirite et malgré une santé fragile, il ne cessera de répandre le spiritisme pour montrer son utilité à l’humanité terrestre plongée dans les ténèbres du matérialisme.

Le spiritisme à cette époque

Aidé par des collaborateurs investis, comme Jean Meyer, Gabriel Delanne fait paraître, en 1896, le premier numéro de « La Revue scientifique et Morale du Spiritisme ».
En juin 1898, a lieu, à Londres, un important congrès international auquel Gabriel Delanne assiste comme représentant de la Fédération Spirite Lyonnaise. Il y présente un très long rapport sur les vies successives.
En novembre 1898, ce sont les 50 ans du spiritisme en France. On organise des conférences publiques et gratuites. Elles sont faites par Léon Denis et Gabriel Delanne. On y explique pourquoi le spiritisme est une science sublime, qui donne la solution du redoutable problème de la mort et qui porte dans ses flancs la régénération du genre humain, par la certitude absolue de ses méthodes.

Son ouvrage

Il est publié en 1898. Dans ce livre, Gabriel Delanne désire faire une enquête approfondie sur la médiumnité. C’est donc un vaste sujet. Il établit l’ouvrage en plusieurs parties afin d’aborder tout d’abord le phénomène de l’écriture automatique avec toutes les expériences réalisées. Puis, il aborde l’animisme, la clairvoyance, la prémonition ainsi que la télépathie. Dans la dernière partie, il relate les communications obtenues par divers médiums dans diverses situations.
Si le Livre des Médiums d’Allan Kardec donne d’excellents conseils pour pratiquer et qu’il fournit également des explications sur le discernement qu’il faut exercer dans l’appréciation des messages qui nous viennent de l’au-delà, les théories scientifiques, généralement très exactes, sont sommaires. Le but de l’ouvrage de Monsieur Kardec n’était pas de pénétrer plus profondément dans les mécanismes de la médiumnité mais d’apporter des explications sur les différentes médiumnités.
Gabriel Delanne, avec son esprit scientifique, reprend cette étude en s’appuyant sur des données, fruits de recherches pertinentes, pour démontrer que la médiumnité est bien due à l’action d’intelligences désincarnées.

Ecoutons donc un passage

Lorsqu’un médium reproduit l’écriture et le style d’une personne qu’il n’a pas connue de son vivant, il n’y a pas seulement intervention d’une intelligence étrangère, nous sommes, de plus, en présence d’une sorte de photographie de la personnalité défunte, qui est inimi¬table. Nous possédons un document permanent qui permet de faire les comparaisons les plus précises et qui reste comme un témoignage irrécusable de l’action de l’être désincarné.
Qui donc aurait assez de temps, de patience, d’adresse pour simuler ainsi l’écriture et jouer une comédie fastidieuse ? Nous savons que le rôle des Esprits trompeurs est très borné et que ceux qui s’amusent à nous duper sont généralement très peu intelligents. Ils ne posséderaient pas assez de science pour imiter une écriture, en supposant qu’ils aient pu en découvrir le modèle. Mais ce n’est pas seulement la forme graphique qu’il faut simuler, c’est également le contenu intellectuel. Or, ceci est tout à fait impossible aux Esprits assez arriérés pour se livrer à ce genre de distraction.
Il arrive assez fréquemment dans les séances spirites que le médium écrivain donne des communications dont l’écriture change avec chaque signature nouvelle. Cette variation graphique était considérée jusqu’alors comme une bonne preuve de l’action des esprits, puisque chacun d’eux accusait sa person¬nalité non seulement par son style, mais encore par une écriture spéciale. Des observations nombreuses ont montré que les modifications de l’écriture ne suffisent pas pour affirmer l’action d’une intelligence étrangère, car nous allons voir que la sugges¬tion peut produire des changements dans la forme de l’écriture du sujet sur lequel on expérimente.
Dans le cas de l’écriture directe, le phénomène est tout autre, le cerveau du médium ne joue aucun rôle ; sa force psychique est seule utilisée et l’esprit agit directement sur la matière et s’en sert momentanément comme nous nous servons d’un porteplume. L’illustre physicien et chimiste William Crookes a rendu compte de séances dans lesquelles il put observer ce phénomène.
« Le premier fait que je citerai eut lieu, cela est vrai, dans une séance noire, mais cependant le résultat n’en fut pas moins satisfaisant. J’étais assis auprès du médium, Mlle Fox, il n’y avait d’autres personnes présentes que ma femme et une de nos parentes et je tenais les deux mains du médium dans une des miennes, pendant que ses pieds étaient sur les miens. Du papier était devant nous sur la table et ma main libre tenait un crayon. Une main lumineuse descendit du plafond de la chambre, et après avoir plané près de moi pendant quelques secondes, elle reprit le crayon dans ma main, écrivit rapidement sur une feuille de papier, rejeta le crayon, s’éleva au-dessus de nos têtes et ensuite se perdit peu à peu dans l’obscurité.
Mon second exemple peut être considéré comme un insuccès. Cette manifestation eut lieu à la lumière, dans ma propre chambre, et seulement en présence de M. Home et de quelques amis intimes. Immédiatement, il nous fut donné la communication alphabétique suivante :
– Nous essayerons.
Quelques feuilles de papier et un crayon avaient été placés au milieu de la table ; alors le crayon se leva sur sa pointe, s’avança vers le papier avec des sauts mal assurés et tomba. Puis il se releva et retomba encore. Une troisième fois il essaya, mais sans obtenir un meilleur résultat. Après ces trois tentatives infructueuses, une petite latte, qui se trouvait à côté sur la table, glissa vers le crayon et s’éleva à quelques pouces au-dessus de la table, le crayon se leva de nouveau, et s’étayant contre la latte, ils firent ensemble un effort pour écrire sur le papier. Après avoir essayé trois fois, la latte abandonna le crayon et revint à sa place ; le crayon retomba sur le papier, et un message alphabétique nous dit :
– Nous avons essayé de satisfaire à votre demande, mais c’est au-dessus de notre pouvoir. »

Livres de Gabriel Delanne

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