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Livre Dans l'invisible de Léon Denis dans la collection spiritisme et médiulnitéLivre : Dans l'invisible
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Divaldo, Le Semeur d’étoiles

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 le semeur d etoiles

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Le semeur d’étoiles

Rapidement surnommé le semeur d’étoiles, à cause de toutes les lumières qu’il sait rallumer dans le cœur de ceux qui, incarnés ou désincarnés, le sollicitent, on apprend, dans le très beau livre que Suely Caldas Schubert lui consacre, sous le titre Le semeur d’étoiles, que c’est Chico en personne qui aurait dit que Divaldo avait une étoile dans la bouche.
Ce livre regorge de nombreuses anecdotes qui apportent un éclairage nouveau et édifiant sur la manière d’être, de faire ou de penser de ce grand homme qui a choisi de consacrer sa vie aux autres. C’est Divaldo lui-même qui témoigne d’anecdotes vécues en début de chapitre, puis Suely Caldas Schubert reprend ce même récit et l’analyse ou l’éclaire par le biais de grands ouvrages très variés de la littérature spirite classique dans la deuxième partie de chapitre. Cet ouvrage nous donne ainsi l’occasion de reprendre succinctement la biographie de Divaldo en l’agrémentant, entre autres, des très sages conseils de son guide spirituel, Johanna de Angelis.

Les premières années

Divaldo Pereira Franco est né le 5 mai 1927 à Feira de Santana, non loin de Salvador, au Brésil. Élevé dans une famille catholique nombreuse, il est le « numéro 13 », comme il aime à le raconter souvent, non sans humour, dans ses conférences.
Avant sa majorité, il est plusieurs fois confronté à la mort avec le décès brutal de sa sœur Nair et de ses frères Joao et José. Il a 17 ans lorsqu’il assiste, très dubitatif, à une première réunion spirite. Un an plus tard, accablé par diverses épreuves et une santé très fragile, il essaye de mettre fin à ses jours en se jetant dans le vide, mais il en est empêché en dernière minute par la vision de sa défunte sœur qui l’exhorte de ne pas passer à l’acte. Cet événement le trouble profondément. Il lit alors le Livre des Esprits et commence à fréquenter un peu plus assidûment les centres spirites, ce qui l’amène à prendre conscience de sa forte médiumnité. Il a 18 ans lorsque, le 5 décembre 1945, il débute un nouvel emploi dans une agence de service social de l’État où il restera 29 ans.

Joanna s’approche doucement

Ce même jour, il voit son guide spirituel, Joanna de Angelis, pour la première fois. L’approche de cette belle entité va se faire graduellement au fil du temps : «Je ne l’ai pas vue avec les caractéristiques religieuses avec lesquelles elle se présente depuis 30 ans[2], mais j’ai vu une très grande clarté, proche de moi et une voix douce qui m’a dit :
– J’ai la tâche de marcher avec toi dans l’existence corporelle actuelle et je déploierai tous les efforts pour que notre tâche soit couronnée de succès. Je ne te promets pas les avantages ni les commodités qui, parfois, engourdissent les sens et anéantissent les idéaux. N’attends pas de moi ce que le monde peut donner et que tu obtiendras par tes propres efforts, mais je t’assure que, dans ta fidélité à la parole du Seigneur, tu peux compter sur ma présence en tant qu’amie pour la simple raison que je peux compter sur toi pour les besoins de notre programme.»
Pendant des années, elle est restée anonyme, demandant simplement de l’appeler «un Esprit ami».
En 1949, lorsque le jeune Divaldo rencontre Chico, il en profite pour lui demander qui est cet Esprit ami qui le guide quotidiennement. Malheureusement, cela ne lui est d’aucune aide, car Chico lui répond qu’il l’a bien vu, mais qu’il ne s’est pas qui c’est.
Divaldo attendra encore plusieurs années avant qu’elle n’accepte de lui révéler sa véritable identité et de se matérialiser pour qu’il puisse enfin la voir réellement. S’étonnant qu’elle ne l’ait pas fait plus tôt, elle lui répond : «Tu étais très immature. Et la première leçon de sagesse que je voulais te donner était celle de la patience. Celui qui prétend servir Jésus doit apprendre avec le temps à discipliner sa volonté. La médiumnité est un ministère de maîtrise de soi, de discipline et de service. (…) En plus, je n’avais pas confiance en toi parce que tu n’avais pas cette maturité que les années offrent et que la souffrance imprime dans la personnalité. Je ne pouvais pas te donner une tâche au-delà de tes forces, parce que tu l’aurais soudainement abandonnée… je veux te dire que, pour nous, les Esprits responsables, une tâche finit par avoir de la valeur après que les dix premières années aient été vécues avec abnégation. Parce que dix années d’activité peuvent être considérées comme un travail d’enthousiasme, mais qui est fidèle après dix années de luttes, mérite déjà une promotion de responsabilité.»
Joanna lui explique qu’elle écrira beaucoup de choses en utilisant les mains de Divaldo et que le temps viendra où elle le réquisitionnera plusieurs heures pour le ministère de l’écriture. Alors il a commencé à psychographier tous les jours. De 5h à 6h du matin, avant qu’il ne parte travailler, elle écrivait une page avec lui. Il gardait cette discipline médiumnique même en voyage, sans se donner d’excuses inutiles afin de rester au service de Joanna, sous la direction de Saint François d’Assise. Au cours de cette longue période, il a psychographié pour elle plus de 6000 messages.

Un éducateur sans limites

L’histoire commence en 1948. Alors qu’il voyage en train, Divaldo a la vision d’un lieu boisé avec de nombreux bâtiments. Il y voit un homme de dos entouré d’enfants. Lorsque l’homme se retourne, il a la surprise de se reconnaître, plus âgé. Une voie lui dit alors : «C’est ce que tu feras de ta vie.». Un an plus tard, lors d’une réunion spirite, un Esprit se manifeste et explique le programme spirituel prévu afin de mener à bien cette œuvre éducative. Avec l’aide d’amis qui le soutiennent, une première maison est achetée dans un des quartiers les plus précaires et violents de la ville de Salvador, où 70 % de la population vit au-dessous du seuil de pauvreté.
En 1952, Divaldo entend des pleurs provenant d’une petite décharge non loin de l’entrée de la Maison du Chemin. Il s’agit d’un petit enfant abandonné, rachitique et miséreux. L’enfant est recueilli et soigné par l’équipe émue. Divaldo sait qu’il doit maintenant passer à la réalisation des engagements pris et c’est donc avec une grande joie qu’il se rend à la mairie pour se faire enregistrer comme père de son premier fils adoptif. En guise de mère, l’Esprit de la poétesse Auta de Souza, désincarnée en 1901, lui suggère de mettre son propre nom. Divaldo continuera d’adopter les enfants abandonnés qui grandiront ainsi dans des foyers chaleureux. Il a aujourd’hui plus de 600 enfants adoptés, mais aussi plus de 200 petits-enfants et arrières petits-enfants.
La Maison du Chemin a progressivement pris de l’ampleur, au fur et à mesure des nouveaux besoins. Loin de n’offrir que des soins palliatifs, elle veut donner à tous le droit au travail, à l’éducation, aux loisirs et à la santé, sans critères d’argent, d’âge, de couleur ou de religion. C’est aujourd’hui un immense complexe éducatif composé de plus de 52 bâtiments sur environ 83 000 m², où l’on sert 5000 repas par jour, répondant à des besoins nutritionnels très divers.
On y trouve une unité santé qui comprend une maternité, une salle d’accouchement et un laboratoire ainsi qu’une polyclinique où on réalise des soins dentaires et des opérations chirurgicales pour les enfants et adultes de la région en difficulté.
L’unité couture réunit couturières et brodeuses bénévoles qui réalisent des trousseaux à distribuer aux femmes enceintes. L’unité d’aide à son prochain se rend dans les bidonvilles pour y apporter nourriture et médicaments. Les bénévoles organisent aussi des groupes de paroles autour de la non-violence et des problèmes liés à la précarité ou aux difficultés des familles monoparentales.
300 personnes sont assistées et soutenues dans l’unité pour les personnes âgées ou handicapées où elles reçoivent soins médicaux, et même passes magnétiques pour ceux qui le désirent, mais aussi vêtements ou aides financières pour payer les factures en souffrance.
La plus grosse unité est celle de l’éducation. Elle se compose d’une crèche qui accueille les bambins de 2 mois à 3 ans, d’une école maternelle où les enfants de 4 à 6 ans peuvent se rendre entre 7h30 et 17h, d’une école qui mène les élèves de la première classe (notre CP) à la huitième classe (notre 4ème de collège). On peut y ajouter des classes musicales et des activités sportives, théâtrales ou manuelles pour éveiller ces jeunes au bien-être, à l’art et à la culture.
Les plus grands peuvent aussi y apprendre un métier comme la mécanique, la menuiserie, le jardinage, ou bien la boulangerie qui va fournir le pain aux différentes unités et cafétérias de la petite ville qu’est devenue la Maison du Chemin. Les métiers de l’impression ou de l’édition sont également enseignés permettant de prendre en charge la conception et l’édition des ouvrages de Divaldo dont, nous le rappelons, il ne retire aucun bénéfice, mais aussi d’autres tirages pour des clients extérieurs.
Nourriture, uniformes, matériels et fournitures scolaires sont offerts gracieusement à tous ces enfants sélectionnés dans les familles les plus nécessiteuses des bidonvilles voisins. Le programme éducatif, qui laisse une large place à la bienveillance et à la stimulation positive, est reconnu par le ministère de l’Éducation. L’école est souvent citée en exemple car, bien qu’elle soit gratuite et dans l’un des pires quartiers qui soit, elle présente le plus bas taux de violence et d’absentéisme des écoles de la région.
Divaldo s’implique énormément dans l’organisation de la structure et dans l’accueil des 3500 enfants et adultes qui s’y présentent quotidiennement rendant ainsi exacte la vision médiumnique qu’il avait eue en 1948. Pourtant, il trouve toujours, en plus, le temps de poursuivre sa mission de semeur en allant faire des conférences dans le monde entier.

Un semeur d’étoiles exemplaire

Divaldo a toujours eu à cœur de ne vivre que de son salaire d’employé modeste pour subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille. Il a souvent eu, sur sa route, des personnes généreuses qui, touchées et émues, ont voulu lui offrir des biens et des valeurs considérables mais le médium s’est toujours appliqué à faire en sorte, qu’à sa désincarnation, aucun patrimoine non acquis à la sueur de son front ne vienne laisser une marque négative sur sa conduite spirituelle.
A la lecture de l’ouvrage Le semeur d’étoiles de Suely Caldas Shubert, on découvre divers récits merveilleux, certainement très habituels pour un grand médium spirite comme Divaldo. On lit comment les Esprits agissent pour aider quelqu’un à s’améliorer s’il en manifeste le désir, et comment ils font faire un détour de 20 kilomètres, à Divaldo, sur un trajet pourtant parfaitement maîtrisé, pour l’amener à sauver une jeune fille du suicide. On y voit aussi des Esprits, appelés par la prière de Divaldo, empêcher d’une très judicieuse manière une jeune fille de tomber dans l’habile piège d’un rabatteur de filles pour maisons closes. On comprend, à travers de nombreux exemples comment l’intervention divine se manifeste empêchant des actes désespérés, redonnant paix et espoir, stimulant les cœurs, nourrissant les âmes, permettant la rencontre appropriée au moment voulu..
Ainsi, on comprend encore mieux pourquoi Divaldo peut servir de si bon modèle pour un spirite. On le découvre dans la vie quotidienne, en proie à des Esprits persécuteurs, luttant contre des émotions qu’il s’efforce de combattre, usant d’une infinie patience pour répondre à toutes les demandes, même celles qui ne sont pas formulées, faisant preuve d’une abnégation exemplaire et d’une bonté d’âme telle qu’on comprend que l’on a encore bien du chemin à parcourir avant d’en arriver à ce stade…
Malgré ces bientôt 94 printemps et la crise sanitaire mondiale, Divaldo poursuit inlassablement sa mission de semeur d’étoiles et reste plus qu’actif au service de son prochain, avec une énergie toujours intacte et ce grand sourire chaleureux qui sait si bien nous illuminer de l’intérieur.
Souhaitons que la lecture de ce bel ouvrage sème aussi l’envie de s’améliorer, en visualisant un peu mieux un objectif concret vers lequel se diriger, grâce au très bel exemple de ce grand médium spirite contemporain.

Livres de Suely Caldas Schubert

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