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Examen de conscience

Divers

Feu vert

Feu vert

Qu’avons-nous fait de tout l’amour que vous nous avez donné ? Sommes-nous vraiment digne de toutes les attentions que vous avez à notre égard ? Aujourd’hui, sommes-nous bien dans le chemin qui nous était tracé au départ, celui que nous nous étions choisi avec l’aide des Esprits supérieurs ? Y sommes-nous dans les temps ou avons-nous pris trop de détours ? Avons-nous ignoré beaucoup de portes sur notre route, rejeté des frères qui étaient placés là pour nous aider ? Si seulement on pouvait répondre à ces questions sans avoir à attendre le terrible bilan au moment du décès ! Si seulement on pouvait avoir un moyen simple de s’améliorer efficacement tant qu’il en est encore temps !
En effet, combien se sont trouvés dans des situations difficiles, une fois désincarnés, alors qu’ils se sentaient de bons pères de famille, sérieux et travailleurs ? Ils disaient qu’ils n’avaient jamais fait de mal à personne. Oui, peut-être, ou sûrement sans s’en apercevoir, mais souvent ils n’avaient, à côté de cela, pas cherché à faire le bien. Ils n’avaient as su profiter des opportunités qui leur étaient offertes pour partager les bienfaits accordés et cela leur coûtait parfois cher. Toutes les histoires d’André Luiz sont très évocatrices à ce sujet…
Et nous alors ? Avons-nous suffisamment cherché à faire le bien autour de nous ? Un rapide coup d’oeil en arrière nous fait douloureusement prendre conscience que nous avons laissé passer de nombreuses occasions de faire le bien, parfois pour quelques secondes à peine. Un sourire reçu d’un passant est parfois le seul rayon de soleil que certains auront dans une journée, voire dans la semaine. Et pourtant, combien de sourires aurions-nous pu offrir à ceux qui en manquaient ? Un regard, un mot gentil, un geste tendre suffisent à apaiser bien des craintes, bien des colères, bien des égoïsmes.
Est-ce que nous avons bien fait aux autres ce que nous aurions voulu qu’ils nous fassent ? Si nous avions été à leur place, aurions-nous aimé l’attitude que nous avons eu à leur égard ? Est-ce que nous ne pouvons vraiment rien faire de plus ? Sommes-nous toujours bien dans le respect du libre-arbitre, pour l’autre mais aussi pour nous-mêmes ? Avons-nous suffisamment pris soin des instruments qui nous ont été prêtés pour faire le bien, à savoir notre corps et l’esprit qui le gouverne ? Pouvons-nous encore réparer les dégâts que nous avons causé par notre aveuglement, notre surdité, notre manque de sensibilité ou de volonté ?
L’une des consolations du spiritisme est de nous prouver qu’il n’est jamais trop tard, que tout peut être réparé, atténué, apaisé, pardonné. Mais cela nécessite parfois de très longues périodes, car nos épreuves sont liées à celles de ceux qui nous entourent et, ce, pendant plusieurs vies. A qui devons-nous payer les plus grandes dettes ? A qui, dans le passé, avons-nous fait le plus de mal ? Autant aider tous ceux qui se trouvent sur notre route et remercier le Seigneur de la bonté qu’Il nous accorde en nous permettant de racheter nos erreurs. De toute façon, même si nous ne sommes pas en dette passée avec cette personne qui souffre face à nous, chercher à la réconforter sera toujours bénéfique pour notre avancée personnelle vers la lumière et l’amour. Évidemment, plus le réconfort accordé nous coûte, parce qu’il empiète sur notre temps, sur notre argent, sur notre énergie, plus le mérite d’avoir mené cette mission à bon terme sera grand.
Or, il nous faut insister, un sourire, un mot, un geste ou une prière peuvent suffire à faire s’illuminer une journée. Il devient si facile, alors, de savoir comment s’améliorer : il suffit, le soir, de prendre un moment pour faire le bilan de sa journée, de réfléchir ne serait-ce qu’à toutes les personnes que l’on a pu croiser ou dont on nous a parlé, depuis l’instant où l’on s’est éveillé jusqu’au moment présent, et de se demander si l’on a vraiment donné à chacune d’elles le maximum d’attention qu’elle méritait.
Ce questionnement, s’il est lucide, peut être assez douloureux, mais il nous montre aussi comme il aurait été facile de soulager si on en avait eu juste un peu plus envie…La majorité d’entre nous peut se sentir alors comme l’élève à qui le professeur marque sur le relevé de notes « peut mieux faire »…
Alors le lendemain, on recommence, on se promet que l’on fera mieux et, petit à petit, les choses s’améliorent. Elles s’améliorent d’autant plus vite que ceux qui nous entourent s’améliorent aussi car on se choisit un entourage de plus en plus sain, avec des valeurs proches des nôtres et donc préoccupés, eux aussi, à se tourner vers le bien, le beau, l’autre. On s’entoure toujours de personnes qui, tout naturellement, nous entraînent dans leur élan…
À la question 919 du Livre des Esprits, relative à la connaissance de soi-même, Allan Kardec explique que cette simple interrogation de la conscience, quotidiennement, est la manière la plus aisée de progresser d’un pas sûr vers notre objectif. Saint Augustin y signe là l’un de ses plus beaux textes. Dans des termes clairs et efficaces, il nous dit que lui-même examinait chaque jour sa conscience et nous en démontre tous les bienfaits.

Livres de Chico Xavier

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