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Des livres et des anecdotes : Le Livre des Médiums

Des anecdotes |

livre des médiums
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Cette année-là, en France

L’exposition universelle a lieu à Metz. Monsieur Charles Garnier commence la construction de l’opéra de Paris. L’écrivain Victor Hugo a 55 ans ; depuis le coup d’état de 1851, il s’est exilé mais il continue d’écrire. Homme engagé, ses convictions l’orientent vers le spiritisme.

Le spiritisme en France

Les adversaires s’en donnent à cœur joie et s’il y a un assassinat dans le pays, c’est la faute du spiritisme. Les suicidés sont encore les victimes de la doctrine spirite. Allan Kardec répond aux uns comme aux autres. Il sait que le spiritisme est mal compris ou pas du tout.
Il traverse une période difficile inhérente à cette révélation qu’est la doctrine spirite. Il y aura d’ailleurs, cette même année, le fameux autodafé de Barcelone. L’inquisition se met bien en action. Mais Allan Kardec continue.
Il repart en province pour une tournée plus grande : Sens, Mâcon, Lyon et Bordeaux. A Lyon, il constate le progrès réalisé depuis un an. En 1860, il y avait un seul centre : celui des Brotteaux dirigé par M. Dijoud, et par sa femme. Un an après, il trouve de nouveaux centres à la Guillotière, à Perrache, à la Croix-Rousse, à Vaise et à Saint-Just.
Le spiritisme est en route.

Son ouvrage

Il est la suite logique du livre des Esprits. Il traite des conséquences pratiques de la médiumnité. Le livre est composé de deux grandes parties. Dans la première partie, Allan Kardec passe en revue les notions préliminaires du monde spirite : il traite de l’existence des Esprits, du surnaturel et du merveilleux, de la méthode de procéder avec les matérialistes et les sceptiques et il termine avec les systèmes.
La seconde partie parle des manifestations spirites et réalise une analyse complète de l’expérience spirite. Il traite des manifestations physiques se traduisent par des effets sensibles : bruit, mouvement, déplacement des corps solides Il aborde les manifestations visuelles puis les manifestations intelligentes et termine par des recommandations pour les médiums ainsi que pour le déroulement  des réunions spirites.

Ecoutons un passage

Les Esprits peuvent se communiquer spontanément ou venir à notre appel, c’est-à-dire sur évocation. Quelques personnes pensent que l’on doit s’abstenir d’évoquer tel ou tel Esprit, et qu’il est préférable d’attendre celui qui veut bien se communiquer. Elles se fondent sur cette opinion, qu’en appelant un Esprit déterminé, on n’est pas certain que ce soit lui qui se présente, tandis que celui qui vient spontanément et de son propre mouvement prouve mieux son identité, puisqu’il annonce ainsi le désir qu’il a de s’entretenir avec nous. A notre avis, c’est là une erreur : premièrement, parce qu’il y a toujours autour de nous des Esprits, le plus souvent de bas étage, qui ne demandent pas mieux que de se communiquer ; en second lieu, et par cette dernière raison même, en n’en appelant aucun en particulier, c’est ouvrir la porte à tous ceux qui veulent entrer. Dans une assemblée, ne donner la parole à personne, c’est la laisser à tout le monde, et l’on sait ce qui en résulte. L’appel direct fait à un Esprit déterminé est un lien entre lui et nous : nous l’appelons par notre désir, et nous opposons ainsi une sorte de barrière aux intrus. Sans un appel direct, un Esprit n’aurait souvent aucun motif de venir à nous, si ce n’est notre Esprit familier.
Ces deux manières d’opérer ont chacune leurs avantages, et l’inconvénient ne serait que dans l’exclusion absolue de l’une des deux. Les communications spontanées n’ont aucun inconvénient quand on est maître des Esprits, et qu’on est certain de ne laisser prendre aucun empire aux mauvais ; alors il est souvent utile d’attendre le bon plaisir de ceux qui veulent bien se manifester, parce que leur pensée ne subit aucune contrainte, et l’on peut obtenir de cette manière des choses admirables ; tandis qu’il n’est pas dit que l’Esprit que vous appelez soit disposé à parler, ou capable de le faire dans le sens qu’on désire. L’examen scrupuleux que nous avons conseillé est d’ailleurs une garantie contre les mauvaises communications. Dans les réunions régulières, dans celles surtout où l’on s’occupe d’un travail suivi, il y a toujours des Esprits habitués qui se trouvent au rendez-vous sans qu’on les appelle, par cela même qu’en raison de la régularité des séances, ils sont prévenus : ils prennent souvent spontanément la parole pour traiter un sujet quelconque, développer une proposition ou prescrire ce que l’on doit faire, et alors on les reconnaît aisément, soit à la forme de leur langage qui est toujours identique, soit à leur écriture, soit à certaines habitudes qui leur sont familières.
Les médiums sont généralement beaucoup plus recherchés pour les évocations d’un intérêt privé que pour les communications d’un intérêt général ; cela s’explique par le désir bien naturel que l’on a de s’entretenir avec les êtres qui nous sont chers. Nous croyons devoir faire à ce sujet plusieurs recommandations importantes aux médiums. C’est d’abord de n’accéder à ce désir qu’avec réserve vis-à-vis des personnes sur la sincérité desquelles ils ne sont pas complètement édifiés, et de se mettre en garde contre les pièges que pourraient leur tendre des gens malveillants. Secondement, de ne s’y prêter, sous aucun prétexte, s’ils entrevoient un but de curiosité et d’intérêt, et non une intention sérieuse de la part de l’évocateur ; de se refuser à toute question oiseuse ou qui sortirait du cercle de celles qu’on peut rationnellement adresser aux Esprits. Les questions doivent être posées avec clarté, netteté et sans arrière-pensée, si l’on veut des réponses catégoriques. Il faut donc repousser toutes celles qui auraient un caractère insidieux, car on sait que les Esprits n’aiment pas celles qui ont pour but de les mettre à l’épreuve ; insister sur des questions de cette nature, c’est vouloir être trompé. L’évocateur doit aller franchement et ouvertement au but, sans subterfuge et sans moyens détournés ; s’il craint de s’expliquer, il ferait mieux de s’abstenir.
Il convient encore de ne faire qu’avec beaucoup de prudence des évocations en l’absence des personnes qui en font la demande, et souvent même il est préférable de s’en abstenir tout à fait, ces personnes étant seules aptes à contrôler les réponses, à juger de l’identité, à provoquer des éclaircissements s’il y a lieu, et à faire les questions incidentes amenées par les circonstances. En outre, leur présence est un lien qui attire l’Esprit, souvent peu disposé à se communiquer à des étrangers pour lesquels il n’a aucune sympathie. Le médium, en un mot, doit éviter tout ce qui pourrait le transformer en agent de consultation, ce qui, aux yeux de beaucoup de gens, est synonyme de diseur de bonne aventure.

Livres d’Allan Kardec

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