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Des livres et des anecdotes : Religion des Esprits

Des anecdotes |

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Cette année en 1960, au Brésil…

La situation économique n’est pas à la crise, la croissance est de 8% chaque année. Débute alors une période de révolutions tant sur le plan agricole, religieux que culturel comme partout ailleurs dans le monde. Après le président Vargas, une dictature militaire prendra la tête du gouvernement par un coup d’état en mars 1964. Mais en 1960, nous n’en sommes pas encore là, pour l’instant, c’est un bouillonnement d’idées qui circulent dans toutes les classes de la société.

Le médium

Chico Xavier, en 1960, habite à Uberaba au 215 de la rue Euripides Barsanulfo, il a 50 ans. Il créé un an plus tôt le groupe spirite : la communion spirite chrétienne. Sa semaine au centre, au service de son prochain, est bien remplie. Il organise des réunions publiques tous les vendredis, samedis et lundis soir. Le mercredi est consacré à la désobsession tandis que le mardi et le jeudi soir le sont à la psychographie de nouveaux livres. Les samedis après-midi,
Chico Xavier visite les pauvres dans les favelas et les dimanches sont des moments pour l’étude d’ouvrages spirites.

Son ouvrage

Il est dicté par l’Esprit Emmanuel, le guide du médium Chico Xavier en 1960. Il contient des commentaires sur le contenu religieux du livre des Esprits d’Allan Kardec.

Depuis longtemps, Emmanuel désire donner un enseignement aux incarnés et il a attendu la réalisation d’études de la doctrine spirite comme cela se fait dans de nombreux centres spirites. En effet, en 1959, il est organisé au siège de la communion spirite chrétienne 91 sessions de travail sur l’ouvrage d’Allan Kardec, Le livre des Esprits. A chaque réunion, un texte est choisi par les membres de l’association et après quelques échanges verbaux entre eux, Emmanuel dicte par psychographie au médium Chico Xavier des pensées qui élargissent la réflexion.

Au bout d’un certain temps, toutes ces appréciations sont rassemblées pour composer ce livre. L’auteur spirituel avait comme objectif d’étudier méthodiquement l’œuvre de Kardec. Selon lui, la doctrine spirite est bien la religion des Esprits emprunte de sagesse et d’amour, reflet de l’inspiration de Jésus.

Ecoutons donc un passage :

Tentation et remède

Réunion publique du 12 janvier 1959

Question 712 du livre des Esprits :
Dans quel but Dieu a-t-il attaché un attrait aux jouissances des biens matériels ?

Réponse des Esprits :
– C’est pour exciter l’homme à l’accomplissement de sa mission, et aussi pour l’éprouver par la tentation.

Commentaire d’Emmanuel :

Comme l’arbre qui tient en équilibre sur ses racines, notre cœur reste cloué devant l’écran du présent, mais respire l’influence du passé.

C’est ainsi qu’avant de naître d’objets ou de paysages extérieurs, le problème de la tentation surgit de notre for intérieur, de la toile d’ombre où se mêlent les pensées…
Il faut ajouter que ces courants de force souffrent de l’empreinte des amis dépouillés de la chair que nous avons laissés loin de la sphère physique. Raison pour laquelle, très souvent, les images mentales, qui nous dérangent quelque peu au début concernant telle ou telle idée fâcheuse, se transforment graduellement en tableaux énormes et inquiétants où nos sentiments s’emprisonnent et tombent très souvent dans le domaine de la véritable obsession.
Néanmoins, il faut se souvenir que la vie se renouvelle constamment, ce qui nous amène à comprendre qu’en cultivant sans cesse la bonté, on agira efficacement contre l’attaque de toute influence pernicieuse.

De sorte que le travail est l’antidote adéquat capable d’annuler tout enkystement toxique du monde intime. Il pousse notre esprit à de nouvelles formes de suggestions qui nous permettent d’assimiler l’aide des émissaires de la lumière dont les bras d’amour nous ravissent au brouillard des erreurs.
Par conséquent, si tu aspires à triompher de l’adversité des ténèbres qui t’entraîne dans les précipites de la folie ou du crime, érige chaque jour l’autel de tes intérêts au service du bonheur de tes semblables, car même le délinquant repenti, qui décide de soutenir le bien sur la terre, peut se transformer peu à peu en messager du ciel.

Contradiction

Réunion publique du 29 juin 1959

Question 770 du livre des Esprits :
– Que penser des hommes qui vivent dans la réclusion absolue pour fuir le contact pernicieux du monde ?

Réponse des Esprits :
– Double égoïsme.

Commentaire d’Emmanuel :

Sous prétexte de se préserver du mal, quantité de compagnons évitent d’entrer en contact avec tel ou tel cercle d’assistance et tombent souvent dans des maux bien plus graves. C’est pour cette raison qu’ils ont presque toujours différentes manières de s’excuser. Ils se disent pécheurs mais fuient délibérément l’occasion qui se présente de devenir plus vertueux.
Ils s’affirment débiteurs, alors que pour cela, il leur appartient de s’appliquer davantage à résoudre les compromissions qui les oppriment. Ils se déclarent inutiles et s’absentent des lieux de travail où ils pourraient montrer les bienfaits dont ils sont les messagers. Ils affirment être imparfaits mais désertent la lutte qui peut être pour eux une source de perfectionnement.
Ils écrivent de longues confessions pleines de remords sans avoir le courage de passer quelques minutes à réparer les erreurs qu’ils reconnaissent avoir commises. Ils proclament être fatigués mais oublient que de la sorte, ils exigent une coopération plus soutenue de leurs semblables qui, très souvent, sont beaucoup plus fatigués qu’eux.

Ils assurent être malades et demandent que les autres se sacrifient. Ils se disent victimes de désenchantement et répandent leur pessimisme qui écrase les espoirs d’autrui. On dirait des neurasthéniques angoissés sans compassion pour ceux qui les supportent. Ils se croient persécutés par des Esprits inférieurs mais ne leur manifestent jamais le moindre sentiment d’amour pour les aider à évoluer. Ils se plaignent, collectionnent les lamentations, exagèrent les symptômes, s’excusent et pleurent.

Face à l’éducation qui illumine et la charité qui relève, ils s’imaginent ignorants et faibles, inutiles et malheureux et ne cessent de mentaliser le malheur et la frustration, l’ennui et le suicide. Ils transitent, ici et là, entre la méfiance et le découragement. Habituellement, ils se sentent abandonnés et incompris et se distinguent, là où ils apparaissent comme des sensitifs ambulants craignant les pièges et les tentations.

Finalement, ils se renferment sur eux-mêmes comme si, isolés et inertes, ils s’élevaient moralement. Cependant, ils n’arrivent à rien, à part fuir leurs devoirs. De fait, ils aspirent à la libération du mal mais ils doivent comprendre que pour vaincre le mal, il faut faire le plus grand bien à tout le monde et de toute part.

Livres de Chico Xavier

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