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Livre l'obsession de Allan KardecLivre : L'obsession
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Lumière spirite

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 lumière spirite

Lumière spirite

Une foi suffisante

Puissions-nous avoir une foi suffisante pour ne jamais oublier ces paroles ! Puissions-nous comprendre que le seul trésor qui vaille la peine d’être cherché, c’est la foi ! L’une des plus grandes richesses que Dieu puisse nous accorder, c’est celle d’avoir la foi. Avoir foi en Dieu, c’est avoir foi en Sa Providence, autrement dit, c’est savoir que Dieu connaît nos besoins et y pourvoit selon ce qui nous est nécessaire. Comme Dieu est Tout-Puissant et infiniment juste et bon, il en découle que tout obstacle sur notre route a sa raison d’être, soit comme expiation du passé, soit comme perfectionnement pour l’avenir. Avancer dans la vie avec cette certitude confère une force qui aide à surmonter tous les problèmes.
Soeur Joanna, dans le livre Lumière spirite qu’elle a dicté à Divaldo Pereira Franco, nous dit, page 20 : «La foi est une nécessité spirituelle dont l’esprit humain ne peut se passer. Comme le corps prend dans l’air et la nourriture ce dont il a besoin pour sa préservation, l’esprit de même, demande la foi qui le revitalise en dynamisant les forces inconnues qui l’encouragent. L’organisation physique et psychique s’étant ainsi fortifiée, l’homme peut progresser.
Aliment subtil, la foi est un trésor de grande valeur que l’on reconnaît en ceux qui sont au service de la collectivité. Grâce à elle, le terre se renouvelle, les agonies finissent, les états d’esprits se rééquilibrent, les lumières se multiplient, des maux disparaissent.
Étoile, elle allume les nuits de l’âme. Flamme, elle réchauffe le coeur. Pain, elle nourrit l’espoir. Route, elle conduit la vie. La connaître et la garder dans le tréfonds de l’âme est une tâche que nous devons tous nous imposer dans le chemin béni de notre immortalité.»

La foi ne se donne pas

Lorsque nous découvrons la foi et que nous commençons à en ressentir tous les bienfaits, nous voudrions alors, dans un élan de générosité, pouvoir la communiquer aux autres, leur offrir l’opportunité de connaître ce bonheur, mais soeur Joanna nous apprend, deux pages après, que «la foi ne se donne pas, ne se transmet pas». Propos que l’on retrouve aussi chez Allan Kardec dans L’Évangile selon le spiritisme : «La foi ne se commande pas, (…) la foi ne s’impose pas (…) mais elle s’acquiert, et il n’est personne à qui il soit refusé de la posséder, même parmi les plus réfractaires (…) Ce n’est pas à la foi à aller à eux, c’est à eux à aller au-devant de la foi, et s’ils la cherchent avec sincérité, ils la trouveront.»
Ainsi, la foi ne vient pas à nous toute seule et elle ne s’offre pas. Il est impératif d’avoir une démarche dynamique, un élan pour aller la chercher. Lors de cette recherche, beaucoup se tournent vers les diverses religions, mais ils n’ont souvent, en retour, que des dogmes à croire sur parole. Il leur est demandé d’avoir une foi aveugle, du type «c’est vrai, puisque je le dis ; si tu mets ma parole en doute, c’est preuve que tu doutes de Dieu…». C’est cette croyance aveugle qui, dans les cas extrêmes, amène à l’incrédulité ou au fanatisme.

La foi et la raison

Le spiritisme nous enseigne que la foi doit passer par la raison, c’est à dire qu’il ne faut pas croire tout aveuglément mais toujours observer, analyser, passer au crible de la raison, méditer puis étudier encore avant que d’accepter comme une vérité ce qui n’était peut-être qu’un leurre. Allan Kardec précise : «La foi raisonnée, celle qui s’appuie sur les faits et la logique, ne laisse après elle aucune obscurité ; on croit, parce qu’on est certain, et l’on n’est certain que lorsqu’on a compris ; voilà pourquoi elle ne fléchit pas ; car il n’y a de foi inébranlable que celle qui peut regarder la raison face à face à tous les âges de l’humanité.» La foi demande donc à être raisonnée pour être légitimée, ce qui lui donne les bases solides pour mener à ce que nous appelons les «miracles». Toujours extrait de l’Évangile selon le Spiritisme, nous citerons encore Joseph, Esprit protecteur sur Bordeaux en 1862, qui nous dit : «Ayez donc la foi dans tout ce qu’elle a de beau et de bon, dans sa pureté, dans son raisonnement. N’admettez pas la foi sans contrôle, fille aveugle de l’aveuglement. Aimez Dieu, mais sachez pourquoi vous l’aimez ; croyez en ses promesses, mais sachez pourquoi vous y croyez ; suivez nos conseils, mais rendez-vous compte du but que nous vous montrons et des moyens que nous vous apportons pour l’atteindre. Croyez et espérez sans jamais faiblir : les miracles sont l’oeuvre de la foi.»

La foi n’est pas chez tous

La foi se rencontre ainsi chez certains et pas encore chez d’autres. Nous pouvons rencontrer des personnes athées, superstitieuses, fanatiques, missionnaires. Qu’est ce qui les distingue ? Qu’est ce qui justifie, dans leur passé, le fait que certains aient eu cette démarche dynamique vers la foi alors que d’autres n’en ont pas ressenti le besoin ? La foi marque une inégalité entre les hommes, au même titre que richesse et pauvreté ou santé et maladie.
Nous avons tous, gravés dans nos coeurs profondément émus, ces images de mères haïtiennes chantant les louanges de Jésus, et proclamant, devant les caméras du monde entier, leur confiance renouvelée dans le Seigneur, tout cela sur les ruines de leurs propres maisons et parfois à côté des corps blessés ou sans vie des membres de leur famille. Ce peuple, réputé comme l’un des plus pauvres de la planète, est aussi l’un des plus croyants. Un hasard ? Certainement pas. Alors que le pays doit faire face au fléau supplémentaire qu’est le choléra, les voix continuent de s’élever pour honorer le Seigneur. Qui n’est pas touché par la leçon de confiance dans le Tout-Puissant que ce peuple nous offre ?
Il semblerait que ceux qui ont la foi la plus ardente ont aussi beaucoup souffert, comme si cette souffrance avait éveillée leur foi. Souffrance et foi vont, en effet, souvent de pair. Dans la Revue Spirite de juin 1923, Léon Denis nous dit : «La souffrance, éveilleuse de conscience, est la clé qui ouvre notre entendement à la compréhension des lois éternelles qui régissent la vie et la mort.» Certaines épreuves nous obligent à puiser dans nos ressources les plus profondes pour être surmontées puis s’éloignent en nous laissant parfois épuisés mais, souvent, conscients d’une nouvelle force acquise. La souffrance est sûrement un passage obligé pour arriver à la foi, mais, quand on mesure tous les bénéfices qu’apporte une foi solide et raisonnée, non seulement dans la vie présente mais aussi dans toutes celles à venir, que représente le prix à payer qu’est une souffrance, surtout si l’on considère qu’elle n’est que passagère ?
Nombreuses sont aussi les paroles de Jésus sur notre manque de foi. Rappelons-nous les versets qu’Allan Kardec a repris en introduction du chapitre «La foi transporte les montagnes» dans l’Évangile selon le Spiritisme : «Lorsqu’il fut venu vers le peuple, un homme s’approcha de lui, qui se jeta à genoux à ses pieds, et lui dit : Seigneur, ayez pitié de mon fils, qui est lunatique, et qui souffre beaucoup, car il tombe souvent dans le feu et souvent dans l’eau. Je l’ai présenté à vos disciples, mais ils n’ont pu le guérir. — Et Jésus répondit en disant : ô race incrédule et dépravée, jusqu’à quand serai-je avec vous ? Jusqu’à quand vous souffrirai-je ? Amenez-moi ici cet enfant. Et Jésus ayant menacé le démon, il sortit de l’enfant, lequel fut guéri au même instant. Alors les disciples vinrent trouver Jésus en particulier, et lui dirent : pourquoi n’avons-nous pu, nous autres, chasser ce démon ? — Jésus leur répondit : c’est à cause de votre incrédulité. Car je vous le dis en vérité, si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous diriez à cette montagne : transporte-toi d’ici là, et elle s’y transporterait, et rien ne vous serait impossible.» (Saint Matthieu, ch. XVII, v. de 14 à 19)
Que ce soit pour chasser les démons, guérir les malades ou réaliser mille autres prodiges, Jésus n’avait de cesse de dire «Si vous aviez la foi, vous feriez la même chose».

La puissance de la foi

Allan Kardec nous explique comment la puissance de la foi agit sur les fluides qui ont alors une action magnétique directe, une impulsion irrésistible : «C’est pourquoi celui qui, à une grande puissance fluidique normale, joint une foi ardente, peut, par la seule volonté dirigée vers le bien, opérer ces phénomènes étranges de guérisons et autres qui jadis passaient pour des prodiges, et ne sont cependant que les conséquences d’une loi naturelle. Tel est le motif pour lequel Jésus dit à ses apôtres : si vous n’avez pas guéri, c’est que vous n’aviez pas la foi.»
A en croire toutes ces paroles, nos séances du mercredi pourraient avoir des résultats bien supérieurs, si seulement quelques-uns d’entre nous, à la table comme dans la salle, voulaient bien approfondir leur foi, la raisonner pour la solidifier, s’en pénétrer pour lui donner corps. Nous avons encore bien du chemin à parcourir, mais tout reste possible…

«Si vous aviez la foi…» disait Jésus.

Livres de Divaldo Pereira Franco

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