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Toi et la paix

Divers

Origine du mouvement Toi et La Paix

Dans un entretien réalisé pour la revue Reformador de mai 2013 de la Fédération Spirite Brésilienne, Divaldo commente l’origine de la création du mouvement Toi et La Paix : «Quand j’ai eu 70 ans, en faisant une rétrospective de mon existence actuelle, je constatais le peu que j’avais réalisé, et je pensais aux précieuses leçons que le Seigneur m’avait accordées jusqu’à ce moment. Je me rappelais les innombrables visites faites dans les maisons d’arrêts, les bagnes, et autres pénitenciers au Brésil et ailleurs. Dans mes conversations avec les prisonniers, je constatais qu’ils devenaient pires que quand ils étaient arrivés, à cause des circonstances et de leurs conditions d’incarcérations. Je savais que la grande majorité d’entre eux était le résultat dantesque de l’absence de foyers, d’écoles, d’amour ; maltraités dans leur enfance et encouragés par l’abîme de la misère morale, indépendamment des causes de nature économique. Donc, j’écoutais la bienfaitrice Joanna de Angelis qui suggérait de créer un mouvement en faveur de la paix. Un mouvement qui fournirait, pour le moins, la paix intérieure à chaque individu, avec au final qu’un jour la paix s’exprimera partout dans le monde. Le mouvement naquit le 19 décembre 1998 (…) Initialement, nous visitâmes des institutions éducatives qui faisaient des conférences dans des complexes omnisports. Je notais cependant, que les personnes les plus tourmentées et les plus violentes n’étaient pas présentes. Donc, je me résolu à demander à la mairie la permission de monter des plateaux de spectacles sur les places publiques des quartiers plus agités, annonçant à la population la raison de cette manifestation, faisant des conférences et en invitant les personnes à participer à l’événement majeur, le 19 décembre, sur la place de l’Indépendance (Campo Grande). Au début, les actions se passaient seulement à Salvador et aux alentours. Ensuite, nous commençâmes à visiter une ville de l’intérieur du pays et à aller même dans d’autres États et, une fois par mois et durant le mois de décembre, nous allions dans les quartiers violents de notre ville. Au début assistaient à nos conférences et événements environ 2000 personnes. Avec le temps ce chiffre fut en augmentation, et aujourd’hui le mouvement réunit approximativement, chaque année, plus de 20 000 personnes. »

 

Pour arrêter la violence dans le monde, commençons par arrêter la violence qui est en nous

Dans la Revue Spirite Présence Spirite de janvier/février 2008, Divaldo Franco, notre Paul de Tarse de nos jours, nous éclaire sur le pourquoi du mouvement : «La proposition respectueuse du mouvement Toi et La Paix est pour une réflexion en faveur de la non-violence, pour que nous nous désarmions et que nous nous aimions, parce que chaque fois que l’on s’affronte les uns contre les autres, on s’arme, et toutes les fois que l’on se désarme, nous nous aimons. Nous vivons armés alors que Jésus nous dit de vivre en nous aimant. La proposition est d’arrêter la violence dans le monde, en arrêtant la violence qui est en nous. Cependant, pour en finir avec la violence qui est en nous, il est nécessaire que nous sachions ce qu’est la violence. La violence est une infirmité morale avec des conséquences sociales, c’est pour cette raison que l’UNESCO établit que la violence commence dans son esprit et que le traitement doit être dans l’essence même de l’individu. » La question 742 du Livre des Esprits est très claire sur ce sujet. En effet, à la question : «Quelle est la cause qui porte l’homme à la guerre ?» La réponse est : «Prédominance de la nature animale sur la nature spirituelle et assouvissement des passions. Dans l’état de barbarie, les peuples ne connaissent que le droit du plus fort ; c’est pourquoi la guerre est pour eux un état normal. A mesure que l’homme progresse, elle devient moins fréquente, parce qu’il en évite les causes ; et quand elle est nécessaire, il sait y allier l’humanité.» Allan Kardec écrit aussi que c’est un dérangement moral qui est en nous, et qui menace l’humanité, devenant le plus grand danger de rivalité primitive qui fait se battre un homme contre son frère. Nous pouvons dire aussi que c’est tout ce qui va à l’encontre des droits des autres, tout ce qui tue nos rêves et nos idées de bien ; ce sont aussi les lois et les comportements qui outragent la vie, comme l’avortement, l’euthanasie, le suicide, la peine de mort, la pédophilie, les agressions de femmes ; au final c’est une pathologie mentale et morale de celui qui a perdu la direction et le sens de lui-même. Ainsi, la violence est en dedans de nous, dans les rues, dans les foyers, dans les environnements humains des classes les plus défavorisées, où l’instruction remplace l’éducation, l’égoïsme et l’orgueil remplacent l’amour et la fraternité, c’est là que règne la cruauté et la violence. Devons-nous en conclure que la cruauté ne tient qu’à l’absence de sens moral ? A cette question, posée dans le Livre des Esprits sous le n°754, il est répondu : «Dis que le sens moral n’est pas développé, mais ne dis pas qu’il est absent car il existe en principe chez tous les hommes ; c’est ce sens moral qui en fait plus tard des êtres bons et humains. Il existe donc chez le sauvage, mais il y est comme le principe du parfum est dans le germe de la fleur avant qu’elle soit épanouie.» Et Allan Kardec ajoute : «Toutes les facultés existent chez l’homme à l’état rudimentaire ou latent ; elles se développent selon que les circonstances leur sont plus ou moins favorables. Le développement excessif des unes arrête ou neutralise celui des autres. La surexcitation des instincts matériels étouffe pour ainsi dire le sens moral, comme le développement de sens moral affaiblit peu à peu les facultés purement animales.» Si nous savons ce quelle est, où elle nait, et par où elle se répand, nous sommes également responsables de faire en sorte que la racine de ce cancer moral soit extirpée de la surface de la planète qui nous fut donnée pour notre bonheur. En cette période, marquée une fois de plus par les récits quotidiens de heurts, de conflits ou de guerres qui se trament de par le monde (et parfois juste à côté de chez nous), nous avons choisi de mettre en avant un mouvement fondé par Divaldo en 1998 sous le nom de «Toi et la paix». Ce mouvement a le mérite de nous responsabiliser en nous aidant à prendre conscience que la paix, qui en paroles est si chère à tous, se joue déjà à l’intérieur de chacun de nous. Rechercher la paix intérieure, c’est participer à la paix mondiale. Or contribuer à faire régner un climat de paix est un devoir de base pour tout spirite qui se respecte…

 

Comment devons-nous agir pour être pacifique et pacificateur ?

Ceci est un travail personnel, parce que personne ne pourra nous transformer en quelqu’un de pacifique donc, en premier lieu, nous ne devons pas accepter la violence mais dépasser les passions et les instincts agressifs, décroiser les bras, dénoncer le crime, la «drogue addiction» entre autre. N’ayons pas peur, parce que notre modèle est un homme incomparable. Face au pouvoir de César, aux religions, aux masses ignorantes, c’est Lui notre modèle, Lui qui est l’homme qui nous inspire pour aller de l’avant… Jésus. Soyons ceux qui se «disputeront» l’honneur de faire le bien et non ceux qui prônent la violence que se «dispute» le côté négatif. Soyons celui qui plante un arbre, qui donne la main, qui offre une opportunité, qui demande pardon, qui demeure affectueux. La spirite Joanna de Angelis nous invite à établir des règles de comportement. Elle nous conseille quelques directives sûres de non-violence comme d’agir avec modestie et loyauté déjà envers nous-mêmes, d’être travailleur et reconnaissant à la vie, d’être positif avec la relation envers nous-mêmes, de cultiver le sentiment de grandeur morale bien au-delà de notre cadre conventionnel. Le noble pacificateur du spiritisme, Allan Kardec, nous parle de l’éducation morale qui ne s’apprend pas dans les livres, mais qui est le fruit de l’exemple, de modèles qui, quand ils nous éduquent, éduquent les générations futures. Les créatures sont nobles, mais il leur faut les opportunités pour s’exprimer, elles ont des sentiments supérieurs, mais il faut qu’elles soient encouragées à écouter le bon côté. Dans l’Évangile selon le Spiritisme d’Allan Kardec, on peut lire : «La foi en la vie future et en la justice de Dieu, qui ne laisse jamais le mal impuni, peut seule donner la force de supporter patiemment les atteintes portées à nos intérêts et à notre amour propre, c’est pourquoi nous disons sans cesse : portez vos regards en avant ; plus vous vous élèverez par la pensée au-dessus de la vie matérielle, moins vous serez froissés par les choses de la terre. » Le Maître Divin sait très bien nous donner des opportunités avec son amour, nous encourageant avec la triple directive pour atteindre la paix par le respect d’une conscience droite, d’un caractère digne et des actes corrects. C’est ainsi que nous obtiendrons la paix. Nous autres chrétiens, nous avons le devoir de pratiquer la paix de Jésus qui nous donna la conscience tranquille du devoir accompli.

Livres de Divaldo Franco Pereira

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